• Séparation de la lumière des ténèbres

     Lumière et ténèbres MOTHERWELL

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       Robert MOTHERWELL

     

    Miniature médiévale

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       Miniature médiévale

     

     

       Vue alchimique de Patrick BURENSTEINAS (transcription de la vidéo du Chou Brave - 2014)

       "On parle de transmutation. (...) Il y  a quelque chose de fondamental : nous ne transformons pas. (...) Transformer, c'est prendre une forme pour faire une autre forme. Transmuter, c'est prendre une forme et la faire disparaître. Alors finalement, le but de l'alchimie, c'est de faire disparaître l'univers. Juste ça !

        Quand on arrive dans ce monde, on apparaît. Quand on quitte ce monde, on disparaît.. Donc, on ne fait que paraître ! Et la question c'est : on naît quand ?

       La clé, pour nous, c'est une voie mystique, métaphysique, même si elle s'appuie sur la matière, qui cette disparition.

       Mais ça veut dire qu'elle part du principe initial qui est la fois physique et métaphysique :

       - Avant le début, il y a tout et rien. Un éternel moment présent. on ne sait pas. On ne sait pas puisqu'on est pas dedans, nous !

       - Et puis, pour une raison qu'on ignore, il y a une singularité qui apparaît. C'est-à-dire un mouvement, une agitation.

       - On peut dire que tout est immobile, d'ailleurs pourle croyant, c'est la définition de Dieu, c'est Celui qui Est mais à tous les temps. Il n'est pas au passé. Il n'est pas au futur. Il est au présent, donc. Et en plus Il n bouge pas. Parce que Dieu est forcément immobile. Parce que pour bouger, il faut au moins être deux. Le mouvement est relatif. Si on est un, pas de mouvement.

       - Donc on a cette bulle qui apparaît. Puisque le mouvement va créer une bulle. (Patrick Burensteinas fait alors un geste de rotation avec la main.) Et cette bulle fait que maintenant, il y a une différence entre le dedans et le dehors. Quand on nous dit dans les Textes : Il sépara la lumières des ténèbres ; il y eut un début et une fin, on nous a menti. On aurait dû nous dire : il y eut un dedans et un dehors, et une peau entre les deux. (Cette fois, l'alchimiste dessine à l'écran une grosse bulle - par son contour !).

       - Dans l'idée de l'alchimiste, c'est de faire un trou dans la peau, dans la bulle, pour que maintenant ce qui est à l'extérieur s'appelle la lumière. Ça ne peut plus s'appeler l'unité puisqu'il y a un truc qui est différent. Donc, il va faire un trou dans la bulle pour que la lumière qui est à l'extérieur rentre à l'intérieur. Et quand il n'y aura plus de différence entre l'extérieur et l'intérieur, l'unité sera retrouvée. Voilà à quoi ça sert.

       Et c'est pour ça que souvent on dit que l'alchimiste cherche à faire de l'or. Mais c'est une erreur. Avec l'or, on doit entendre le mot AUR, le mot hébreu qui veut dire lumière.

      אור

       Et c'est ça qu'on cherche.

       Comment va-ton faire ? La bulle, finalement, c'est notre univers. On peut imaginer qu'il y en a plein, plusieurs. Ce qui veut dire que vous pouvez constater déjà quelque chose, il y a plusieurs bulles mais un seul océan. Que les bulles peuvent être séparées les unes des autres, mais que l'océan, jamais. Ça veut dire que que l'océan, la lumière sera toujours plus proche de un que les bulles, qui elles sont fractionnées. Et c'est pour ça qu'on dit dans les Textes, Il sépare la lumière - au singulier, des ténèbres - au pluriel.

       Ce qui veut dire que les bulles, ce n'est pas seulement l'univers, c'est aussi tout ce qui est autour de nous. Nous sommes une bulle, également. La peau, c'est notre ego. Et le but du jeu va être de faire des trous dans l'ego, faire des trous dans la bulle.

       Et pour ça, on va utiliser un outil, un clou. Le clou, c'est la pierre philosophale.

     

     

       Source : http://josephmarie.perso.neuf.fr/racines/lumiere.pdf

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