• SEPT PERES, SEPT CORBEAUX... 7 ANS

     MÉMOIRE ENFOUIE, PRÉSENT ACTIF (L'ÉTERNEL ?)

    SEPT PERES, SEPT CORBEAUX... 7 ANS

    SEPT PERES, SEPT CORBEAUX... 7 ANS

       Les 7 pères, par A. RAMSDEM et E. YOUNG, collection Est-ouest, 2012. Couverture puis 2 pages. Sources : http://www.genevrier.fr/catalogue_zoom_plus.asp?NLI_NUM=36

       "Pris, par un soir d’hiver, dans une tempête de neige, un voyageur épuisé cherche refuge pour la nuit.

       " Bonsoir, Père. Je suis content de te trouver. Tu n'aurais pas par hasard une chambre où je pourrais passer la nuit ?"

        - Oh, répond le vieil homme, je ne suis pas le maître de ces lieux. Adresse-toi à mon père. Il est là-bas derrière, dans la cuisine." Et c’est ainsi que le voyageur, de père en père, va cheminer une nouvelle fois…"

       "Encore un kilomètre, un kilomètre de plus, et je meurs. (...)"

     CONTES  


       "Le septième père dans la maison  

        Conte norvègien

       Il était une fois un homme qui voyageait au loin. Il arriva devant une grande et belle métairie, si belle qu'on eût dit un petit château.
        "Il ferait bon se reposer ici” se dit-il à lui même en franchissant la grille. Il trouva un vieil homme aux cheveux gris qui fendait du bois.
        “Bonsoir, père, dit le voyageur, pouvez-vous m'héberger ici pour la nuit ?”
        - Je ne suis pas le père dans la maison, répondit le vieux. Entre dans la cuisine et parle à mon père.”

       Le voyageur entra dans la cuisine, il y trouva un homme encore plus âgé, qui, à genoux devant l'âtre, soufflait le feu.
        - “Bonsoir, père, pouvez-vous m'héberger ici pour la nuit ?
       - Je ne suis pas le père dans la maison, répondit le vieillard, mais entre et parle à mon père, il est dans la salle, assis devant la table.”

       Le voyageur entra donc dans la salle et s'adressa à celui qui était assis devant la table. Il était bien plus âgé que les autres, ses dents claquaient, ses mains tremblaient, sa tête branlait, et il épelait dans un grand livre, presque comme un petit enfant.
        - “Bonsoir, père, pouvez-vous me donner asile cette nuit ? demanda le voyageur.
        - Je ne suis pas le père dans la maison, mais parle à mon père qui est assis là, sur le banc”, dit l'homme qui était assis à la table, claquant des dents, les mains tremblantes, la tête branlante.

       Le voyageur alla donc vers celui qui était assis sur le banc et qui bourrait une pipe de tabac. Il était si affaissé sur lui même et ses mains tremblaient si fort, que c'est à peine s'il pouvait tenir sa pipe.
        - “Bonsoir, père,” dit de nouveau le voyageur, “pouvez-vous m'héberger pour la nuit ?”
       - “Je ne suis pas le père dans la maison,” répondit le vieux bonhomme tout affaissé, “mais parle à mon père qui est couché dans le lit.”

       Le voyageur alla donc vers le lit et il vit couché un vieux, vieux bonhomme, qui n'avait plus rien de vivant, qu'une paire de grands yeux.
        - “Bonsoir père, pouvez-vous m'héberger pour la nuit ?” demanda le voyageur.
        - “Je ne suis pas le père dans la maison, mais parle à mon père qui est dans ce berceau”, dit le bonhomme aux grands yeux.

       Alors le voyageur alla vers le berceau. Là était couché un vieillard si vieux, si vieux, et si recroquevillé, qu'il n'était pas plus grand qu'un enfant nouveau né, et on n'eût pas pu croire qu'il était encore en vie, si ce n'est aux sons qui s'échappaient parfois de son gosier.
        - "Bonsoir, père, pouvez-vous m'héberger ici pour la nuit ?” dit l'homme.
        La réponse se fit attendre longtemps et le vieux fut plus longtemps à la prononcer. Il dit enfin, comme les autres, qu'il n'était pas le père dans la maison.
        - “Mais parle à mon père qui est suspendu dans la corne contre le mur” ajouta-t-il.

       Le voyageur leva les yeux vers le mur et découvrit à la fin la corne, mais ayant regardé celui qui était suspendu là, il ne vit qu'un peu de cendres, conservant encore quelque apparence de figure humaine. Il fut si troublé, qu'il cria très haut :
        - “Bonsoir, père ! Pouvez-vous m'héberger pour la nuit ?”
       Alors sortit de la corne comme un sifflement d'une petite mésange, et ce qu'il put comprendre lui parut ressembler à
        - “Oui, mon enfant !”

       Il put alors s'asseoir à la table magnifiquement servie de mets, de bière et d'eau-de-vie, puis, quand il eut mangé et bu, il se glissa dans un bon lit couvert de peaux de rennes, et se sentit fort aise d'avoir trouvé le vrai père dans la maison."

       Source : http://carmina-carmina.com/carmina/formations/septieme.htm Le conte est cité dans cette même version par  Marie CACHET dans Le secret de l'ourse, 2016.

     

       Quant aux sept corbeaux...

      Les sept corbeaux, "Un conte enregistré en France (conteuse : Martine TOLLET). Réécriture française et contemporaine d’un conte allemand des frères Grimm.

      Un couple avait déjà sept garçons lorsqu'une fille naquit. Elle était si chétive que son père craignait pour sa vie. Il envoya les sept frères puiser de l’eau à la source que l’on disait miraculeuse pour sauver la fillette. Ils partirent mais ne revinrent pas…

       S'ensuivra une série d'épreuves qui mènera la fillette à libérer ses frères."

       Sources : https://www.youtube.com/watch?v=QCztKoB_PKk & http://www.conte-moi.net/etc/animations/sept-corbeaux

     

       Sept, 7, chiffre magique et clé des contes est un le rappel d'un âge cardinal. Sept enfants ne peuvent n'en faire qu'un... Et les cornes, les cornes du cerf. Et la musique ?

     

     

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