• Son ar chistr (1929) / STIVELL - 1970

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=ZpRE3NvBH4g

       "En 1929, au soir du dernier jour des battages, le cidre bouché et le vin mis en barrique, alors que Jean-Maris prenait l'air, Jean arriva une chope à la main et lui dit « Yao jistr 'ta Laou... ». Ils mirent ensuite deux à trois semaines pour composer et trouver un air à cette chanson. Le texte est ainsi constitué d'éléments de la vie courante et, comme pour les autres chansons, d'images qui étaient amusantes à l'époque : « un sou, un sou la chopine », la femme battant son mari ou encore la comparaison du cidre et des filles... Petit à petit elle fut connue de tous, mais on laissait la plupart du temps au duo la tâche de diriger « Yao jistr 'ta Laou ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Son_ar_chistr

     

       PAROLES EN FRANCAIS :

       "CHANSON DU CIDRE

       Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
       Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
       Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
       Un sous, un sous le verre
       Un sous, un sous le verre

       Le cidre est fait pour être bu
       Et les filles pour être aimées

       Aimons chacun notre chacune
       Et il n'y aura plus de jalousie

       Je n'étais pas marié depuis trois mois
       Que j'étais chicané chaque jour

       Des coups de pieds, des gifles
       Et le seuil de la porte quelquefois

       Mais ce n'est pas ce qui me chagrine le plus
       C'est ce qu'on disait de moi

       On disait de moi que j'étais volage
       Buveur de cidre et coureur de jupons

       Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
       Un sous, un sous le verre"

     

       # Notes au 12 janvier 2016 : Sur l'album - Reflets donc, la chanson est de prime abord plus enlevée, l'espèce de smac sonore, de baudruche au bord de l'explosion, une acoustique singulière... de la présente version n'y paraît pas. Ces derniers lui donne cependant une virilité, une tonicité revigorante.

       Entre tristesse et salut de défi ou d'oubli, c'est l'oscillation permanente.

       Adriano SANGINETO, harpiste italien porté à la gaité (communicative), en donne une version mélancolique (la voix en retrait, douce, continue, l'instrument plutôt sonore et clair), sur son album Arpa creativa.

     

       Autant GLENMOR a pu avoir des mots durs contre Alan STIVELL (livre d'entretien - réf. à retrouver), le moquant comme ayant arrangé et réarrangé le même répertoire réduit (et traditionnel ! / semblant par là le rire de pair d'une créativité ridicule) - avec cette espèce d'agressivité supérieure ou méprisante qui pouvait le caractériser parfois (dans laquelle du machisme se glisse aussi - selon mon opinion), l'extrême  beauté de ce Son ar chistr réside en partie dans sa plasticité et sa complexité sémantique (aussi bien verbale que musicale).

      1929. Cette chanson m'est intemporelle. Pourtant elle est récente, comme en archi (-tecture), les années 30 son-telles un foyer exceptionnel ?

       Ne pouvait-elle qu'être écrite par deux hommes avisés, mais plein de jeunesse ? Trois semaines de boulot en plus !

       On connaît la puissante affection qui liait Glenmor et Xavier GRALL. Ce dernier, dans Le Cheval couché, porte aux nues Alan Stivell, décrivant par exemple un de ses concerts parisiens des débuts, avec un public soulevé (lui avec).

       Alan STIVELL, amoureux des sons, artiste du sonore. La voix qu'il travaillait dans les années 70, la sienne,  est aussi une sorte de talisman.

     

     

        En attente :

       Alan sort un album ces temps-ci : AmZER. Lors d'une interview avec Ouest-France, il évoque à son habitude nature et technologie.

    http://sourceceltique.over-blog.com/2015/11/alan-stivell-chante-au-ponant-mercredi-9-decembre-ouestfrance-fr-24-11-15.html

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