• Stanley KUBRICK (1928-1999)

     Violence. Sous l'aile de l'absurde ?

       "Never never gonna give you up", Barry WHITE (1973), Stone gon. Sources : https://www.youtube.com/watch?v=K5zP7eQltDE & https://www.youtube.com/watch?v=VoSK_jFyvrc

        [Remarque : Le colosse est mort assez jeune, blindé de maladies "civilisationnelles". De sa voix exceptionnelle, je retiens une obstruction additionnelle que je crois désormais reconnaître chez d'autres, souvent associée à de l'embonpoint (ou davantage) et/ou des pathologies respiratoires, signes d'une "alimentation inadaptée" à mes yeux (production anormale de mucus) et d'autres "maltraitances" physiologiques avant tout, symptômes accentués dans les périodes de pollutions aériennes (comme à Paris et surtout Grenoble cette fin d'année 2016). Dans ce climat tussif (?), ce sont les techniques et les outils en vœu d'obsolescence pour les pouvoirs en place qui sont en cours d'accusation (feux de cheminée, voitures fonctionnant au diesel, à l'essence ou de fabrication ancienne) pour connaître probablement une législation répressive, accélératrice d'élimination à terme.]

       Barry (1944-2003) et Stanley... Deux itinéraires talentueux, "glorieux" au monde mondial du spectacle de la marchandise (!).

       Le film Eyes wide shut (jamais vu) révèle-t-il l'importance de la Voie de l'ourse ? Et des égarements pour qui s'en éloigne abusivement ou définitivement ? Quelle que soit l'exigence de rituel associé ce "culte" que nous préférons "voie", une vérité profonde y réside... que KUBRICK aura peut-être éperdument cherchée, et seulement effleurée, tout en engrangeant les errances des perdus, parfois féroces croyant se sauver.

       Maestro Barry WHITE en intro. Paroles et musique. Une manière de dire et d'être pour l'un qui entendit sa voie un peu tard, en prison - "It's now or never" (Elvis PRESLEY). (http://www.biography.com/people/barry-white-9542507#synopsis & https://fr.wikipedia.org/wiki/Barry_White

     

       # "Un article paru dans un webzine francophone algérien après la sortie de Eyes Wide Shut de Stanley KUBRICK.
       Repris et lu dans un forum cinéma de Caramail , article signé M.B."

       Source : http://vadeker.net/articles/cinema/kubrick/contestation.html

       "La contestation sur Kubrick, division du monde de la critique

       STANLEY KUBRICK

       Même mort, il dérange : son dernier film, Eyes Wide Shut, avec Tom CRUISE, Nicole KIDMAN et Sydney POLLACK, réalisé juste avant sa disparition, vient à peine de sortir sur les écrans qu'il déchaîne toutes les polémiques.

       LE GÉNIE DE L'ABSURDE

       Comment un artiste mort depuis six mois peut-il ressusciter par la controverse sur son œuvre, marquer encore la planète des vivants, soulever des passions sur sa personne, se faire insulter ou aduler comme s'il était encore en vie ?

      Kubrick le fait. Avec un film posthume sorti cet été sur les écrans américains et qu'il venait de boucler la veille de sa mort, un film qui est tout Kubrick : révoltant, plat, provoquant, irrévérent, cynique. Magistral et décevant, pour reprendre la formule d'un journaliste français.

       Eyes Wide Shut (les yeux grand fermés), qui ne sort que le 15 septembre en Europe et qui a marqué la dernière Mostra de Venise, divise le monde du cinéma et s'impose comme la dernière farce que Stanley Kubrick aura jouée à son monde. L'artiste tire son irrévérence.

       Les Algériens ont pu goûter à certains de ses œuvres lorsque, naguère, voir un film était encore possible en Algérie : qui n'a vu Orange Mécanique, Les Sentiers de la gloire, Barry Lindon, 2001, l'Odyssée de l'espace ou Docteur Folamour dans les années 70, à la salle Afrique, à l'Algéria ou au Maghreb d'Oran ?

       En réalité, Stanley Kubrick, mort le 7 mars dernier après une imposante carrière cinématographique, a toujours été de ceux qui ont marqué notre prime jeunesse sans qu'on s'en aperçut. Spartacus, c'est lui. Épopée colorée qu'on regardait les après-midi dans les salles douteuses, entre un Maciste et un Hercule du même ton.

       Et Lolita, merveille cinématographique, que Kubrick acheva en 1962, l'année de notre indépendance. Car ce géant du cinéma, né le 26 juillet 1928, dans le Bronx, au sein d'une famille de la classe moyenne, a eu l'idée de tourner son premier film, Fear and Desire, en 1953, pour devenir, ensuite, avec Hitchcock et quelques autres, le monstre de la pellicule qui agaçait le monde du spectacle, méprisait les journalistes et ne s'adonnait qu'à de curieuses occupations domestiques lorsqu'il n'était pas sur les plateaux, un être farfelu et atypique qui déroutait. Le Tout Hollywood. N'a-t-il pas épousé la fille d'un cinéaste nazi, réalisateur du Juif Suss ?

       Kubrick, juif non pratiquant, n'a jamais été obsédé par la question juive et s'est refusé à en faire un thème de réflexion. D'où sa polémique avec SPIELBERG à propos de La Liste de Schindler que Kubrick jugea comme un "film sur 6 000 juifs qui ont survécu, alors que 6 millions sont morts". C'est que Kubrick est un autodidacte, avec la lucidité de l'autodidacte, ayant quitté les études à 17 ans, bien qu'il eût les moyens d'en faire de très grandes, et qui fit toujours confiance à ses intuitions plutôt qu'aux éruditions de l'Université.

       "Je ne pense pas que les écrivains, les peintres ou les cinéastes œuvrent parce qu'il y a quelque chose qu'ils désirent particulièrement dire ; il y a quelque chose qu'ils ressentent. Et ils aiment la forme artistique : ils aiment les mots ; ou bien ils aiment l'odeur de la peinture ; ou encore ils aiment le celluloïd, les images photographiques et le travail avec les acteurs", disait-il déjà en 1960.

       Lui-même vint au cinéma  par la photo, grâce au premier appareil photographique qu'il reçut à l'âge de treize ans, un cadeau de son père.

       UN CYNIQUE

       Ceux qui le connaissent disent de lui qu'il était un maniaque obsessionnel, un radin, un paranoïaque qui mettait son casque lorsque son chauffeur le conduisait au studio à 50 à l'heure. Kubrick était peut-être tout cela et il réalisait ses films en tant que Kubrick, comme il voyait la vie.

       "L'homme s'est détaché de la religion, il a dû saluer la mort des dieux. Les impératifs du loyalisme envers les États-nations se dissolvent, alors que toutes les valeurs anciennes tant sociales qu'éthiques sont en train de disparaître. L'homme du vingtième siècle a été lancé dans une barque sans gouvernail sur une mer inconnue. S'il veut rester sain d'esprit la traversée durant, il lui faut faire quelque chose dont il se préoccupe et quelque chose qui soit plus important que lui-même." (entretien avec Play Boy).

       C'est cela le style Kubrick qui dérange, parce que complexe dans sa simplicité, brut, direct. Cynique. Kubrick lisait MACHIAVEL, SWIFT, MALAPARTE et tous les grands cyniques, nous apprend son biographe. Mais il était capable de pleurer sur la mort d'une souris blanche. On déteste Kubrick et on a envie de le revoir parce que, précisément, on le déteste.

       Kubrick n'a jamais rien fait sans polémiques, sans vagues, et il n'en avait cure. Déjà, en 1957, Les Sentiers de la gloire, avec Kirk Douglas, un film qui narre l'échec de 14-18, fut longtemps interdit en France. Kubrick vient de récidiver pour la dernière fois avec Eyes Wide Shut, son treizième et dernier film, achevé le 6 mars 1999 (Kubrick est mort le 7 mars), et qui soulève déjà des tempêtes de controverses.

       Kubrick filme des scènes d'orgies sur fond musical tiré du texte hindou sacré Bhagavad Gita. Les autorités de Singapour interdisent le film. Mais après les plaintes réitérées de fidèles hindous, Warner Bros a finalement cédé. Les psalmodies utilisées dans la scène d'orgies de Eyes Wide Shut ont été retirées des versions du film de Stanley Kubrick, expédiées en Europe, en Asie et en Afrique du Sud. Seule la France, où le film est déjà sorti, échappe à cette coupure. Il s'est avéré que cette musique a une haute signification religieuse pour la communauté hindoue. Le studio californien a présenté ses excuses. "Nous ne savions pas, M. Kubrick ne savait pas. Nous avons retiré les chants religieux du film."

       Kubrick ne savait pas ? Pas sûr, disent certains journalistes. En réalité, Stanley Kubrick en s'attaquant à ce qu'il considérait comme un mystère incandescent, le sexe, traitait de notre monde grotesque. Dans Eyes Wide Shut, William et Alice vivent dans un riche appartement avec leur petite fille. Mais dès la première scène où ils se préparent pour la soirée que donne leur richissime ami Victor Ziegler (Sydney Pollack), on sent le couple enlisé dans la routine et l'ennui : Nicole Kidman est assise sur la cuvette de WC, Tom Cruise s'affaire sans la voir devant la glace. Eyes Wide Shut, comme le décrit avec justesse un journaliste français, est un film sur le voyeurisme, sur le voyage mental de deux êtres, sur le mensonge et sur un thème qui absorbe Kubrick depuis toujours : l'absurde. L'absurde dans lequel se noient tous les personnages de Kubrick, depuis la guerre absurde des Sentiers de la gloire. Le monde absurde. Et quel génie que cet homme capable de consacrer toute sa vie à filmer l'absurde !

       M.B."

       Notes :

      Une analyse "conspi" existe sur Eyes wide shut. Je la relaie par acquis de conscience, sans y avoir trouvé matière sensationnelle (c'est-à-dire propre à me stimuler raisonnablement) quelle que soit la validité des pistes avancées et les hauts-marigots existants (http://www.nouvelordremondial.cc/2013/07/31/decodage-du-film-de-kubrick-eyes-wide-shut-partie-1/ & par Brandon SMITH sur le Blogalupus : https://leblogalupus.com/2016/12/22/comprendre-le-mal-du-globalisme-au-pizzagate-par-brandon-smith/).

       Davantage de curiosité tenue éveillée par un autre article, d'autant qu'il y est question du projet Aryan papers : http://www.lepoint.fr/cinema/les-derniers-secrets-de-stanley-kubrick-17-03-2011-1309526_35.php

       Liste : http://www.lesinrocks.com/artiste/stanley-kubrick/

       Grand amateur du jeu d'échecs, "Kubrick fut un grand lecteur de JUNG" (in http://www.lesinrocks.com/2011/03/20/cinema/kubrick-une-vie-simple-pour-un-cineaste-de-genie-1118080/)

     

       Notes :

       - Pas encore vraiment décidée à regarder Eyes Wide shut, le hasard de la disponibilité en médiathèque habituelle tranchera. Les Inrocks intéressent par leur critique d'une sorte de tragi-comédie du remariage basée sur l'omniscience de la femme. Il y a aussi Barry Lyndon à connaître.

      - En conclusion du jour : De l'emprise religieuse et de toute idéologie de masse (ou collective moindre en nombre mais... dirigiste) sur le développement d'une vie (de vies) humaine(s) sereine(s) et emplie(s).

       La violence (et le sexe) comme remèdes "foireux" ? Avec la folie (parfois plus juste).

     

       Relayé par le Blogalupus le 01-01-20178, sur un article d'Henri THIBODEAU . Avec des images de Platoon et Full metal jacket. Sources : https://www.youtube.com/watch?v=PIpvOdyDMig & https://leblogalupus.com/2017/01/01/en-guise-de-conclusion-a-2016-et-dintroduction-a-2017/

     

       # Le 16-10-2017, ANDERS (du Blogalupus) nous gratifie d'un documentaire étayé, irrésisitible d'autant qu'il fraie en toutes les limites humaines.

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=860&v=EMXCfNyUG4o relayée sur https://leblogalupus.com/2017/10/15/quest-ce-qui-fait-de-nous-des-conservateurs-eclaires-a-defaut-detre-des-progressistes-retrogrades-par-le-lupus/comment-page-1/#comment-128487

     

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