• SUCRES & COMPERES

     NI BLANCS, NI NOIRS : JUSTE EN PLEIN D'DANS

    SUCRE blanc

       "(...) le sucre blanc n’est autre que du saccharose à 100%. Rien d’autre. Il provient soit de la betterave soit de la canne à sucre et a été raffiné par une flopée de procédés physiques (broyage, trempage, filtrage) et chimiques complexes (traitement à la chaux !, décoloration, clarification et j’en passe…) Au final, ce qu’il en ressort n’apporte absolument rien de bon au corps. Le néant nutritionnel."

       Source : http://gourmandisesansfrontieres.fr/2014/05/la-standardisation-du-gout-par-les-produits-raffines/

     

       Apparence, fumet parfois, goût : serions-nous faits comme des rats à l'orée d'un repas ?

       L'animal riposte, trop de sucre, il veut du sel. Et du gras, aussi, oui. Tout ça !

       L'instinct est malmené, se défend et cède. Qu'il ait faim, ou non. Incessamment sollicité. Traqué... Il craque. Et même quand l'argent manque, difficile ne pas piocher dans ces étals chargés qui clignent de l'étiquette, annoncent des recettes aux mélanges excitants ou arborent des couleurs appétentes sous un film transparent - mais plastique - enjoliveur.

       Sucre, sel, gras : tout est là, mais à des degrés divers, faux, ersatz, artistiquement élaboré, prélevé, raffiné, trituré et/ou recomposé.

     

    Marché Boqueria Barcelone

       Le marché de la Boqueria, Barcelone.

       Source : http://elcanardo.net/?p=2269

     

       La cuisine (avec ou sans cuisson) est le propre de l'Homo dit l'un (avec les méta-outils au moins !, sauf à considérer les outils par outils de la même trempe que la cuisine : notion synthétique à trouver alors) et les chimpanzés ne résistent pas aux aliments cuits, rapportent les autres.

       COPIE INTÉGRALE :

      "Qui fut le premier cuistot ?

       Salé, sucré, gras, amer, unami *.

       On ne sait pas précisément quand ces goûts ont été sélectionnés par l'évolution, mais l'on suppose que l'appareil gustatif (langue, palais, nez, salive, cerveau...) des hominidés leur a permis de se nourrir correctement, les aiguillant vers des substances rares et nécessaires, riches en énergie, minéraux, protéines, nutriments. Les Homo ont pu marier à cru des saveurs  de fruits, graines, noix, baies, végétaux tendres, herbes aromatiques, épices, fleurs, insectes, viande, etc.. Bref, l'invention de la cuisine n'a pas forcément attendu la domestication du feu ou de la fermentation. En revanche, la maîtrise de la cuisson - qui ramollit les aliments et augmente leur valeur nutritive - a certainement enclenché une puissante révolution culturelle et biologique. L'appétit pour la nourriture cuite est tel ont montré deux primatologues de Harvard, que même les chimpanzés sont capables, au lieu de se précipiter sur la nourriture, de patienter et de mettre des aliments dans le four. Mais s'ils font preuve d'une "aptitude cognitive" à transformer leurs aliments , l'homme (Homo) est, de facto, le seul singe cuisinier. "C'est cela qui fait de nous des humains, assène l'anthropologue Robert WRANGHAM. La nourriture prédigérée nous a permis  d'avoir des mâchoires plus graciles, des dents plus petites, un intestin plus court..." Une hypothèse critiquée : il est difficile de confirmer la contemporanéité de l'apparition de la cuisson avec toutes ces modifications anatomiques.

       Tout a peut-être commencé par un "pot-au-feu", estime l'archéozoologue Jean-Denis VIGNE, du CNRS. "Au paléolithique, les Homo exploitaient la totalité des carcasses, y compris celle de la moelle osseuse : ils cassaient les os en petits morceaux pour en faire du bouillon afin de récupérer les lipides de façon exhaustive." Et rien ne les empêchait d'y ajouter un bouquet d'herbe aromatiques..."

       * L'unami : ("savoureux", goût lié au glutamate) a été ajouté à la liste des saveurs en 1985, le gras en 2015.

        In Sciences et avenir, Rachel MULOT, "La grande histoire de l'humanité en  questions", HS n° 183, Sept-oct-2015, p. 37.

     

       Notes :

       - Cet article de Sciences et vie a déjà été cité en Tsukeshoin, lors d'un billet sur l'alimentation des débuts d'Homo sapiens.

       - Le présent tableau historique ne reprend pas les suggestions originaires de Jean-Marie PELT qui nous ont stupéfaite, dans son livre Des Fruits. En revanche, il émet une singulière information pour nous : que la cuisson améliore les qualités nutritionnelles des aliments... Que la cuisson attendrisse les mets, qu'elle détruise  des parasites ou micro-organismes pathogènes, qu'elle offre des odeurs aguichantes, plus encore que la vision des parfaits cristaux de sucre ou de sel blanc, difficile de réfuter ces affirmations, mais celle d'un apport nutritionnel accru par la température. Quelques substances seraient concernées, contre beaucoup perdues sinon rendues dangereuses (cas de l'acide oxalique, selon le Dr Norman W. WALKER, dans son livre La Santé par les jus frais de légumes et de fruits (1970), Utovie, 1999-2008) ?

      - Nous écrivons ce billet pleine d'interrogation, souhaitant une réponse simple et ronde. D'émissions médias main stream à vidéos convaincantes sur Internet s'entretenant d'alimentation, l'affrontement des thèses est aigu, et les attaques parfois haineuses ou ambiguës (comme cette émission récente de France Bleue titrant - de mémoire "Ce qu'il faut arrêter de croire" et qui entérine que le conventionnel est bon, qu'il est sensé de ne rien changer à nos croyances ou certitudes acquises, au nom de notre nature d'omnivore...). 

       Le sucre, les minéraux, les graisses nous sont nécessaires, et nous les cherchons sûrement, pour les reconnaître à un moment donné, et y accéder, qu'ils soient de qualité ou non, les ingérer, les intégrer. Les protéines ou protides sont volontairement écartées ici (nodales dans notre questionnement, centrales dans le discours commun, à travers la viande notamment, elles ne sont pas du billet du jour). 

       Ce que nous mangeons et ce que nous voulons manger serait-il affaire de SENS (perception et représentation) voire de LEURRE, dans un premier temps, affaire d'EFFETS (bio-chimiques) ensuite, drogues incluses, comme le glutamate (de sodium, probablement), désormais agréé (nous aimerions savoir par quelle institution, quel codex) ?

       Nous serions drôlement coincés alors (et en effet, petits rats) ! Piégeables physiologiquement, pris de surcroît entre nos propres mains, outilleuses et créatrices par essence ?

       La survie de notre espèce Homo parmi tous les hominidés d'une époque, notre démographie actuelle, deux aspects en sortes de succès, sont à mettre en perspective avec le surpoids, les maladies dites de civilisation, graves, qui abondent aujourd'hui dans les pays occidentaux, gagnent du terrain ailleurs tandis que la famine persiste, famine qui pourrait bien revenir là où triomphe le progrès officiel, creuse déjà des estomacs, loin de la scène des caméras.

      - Et si ce n'était pas l'abstraction qui était en cause (ou en grâce !), mais notre poussée vitale "technico-abstraite" ou "abstracto-technique" (au choix pour l'élégance incertaine !) doublée de notre régal carnivore, celui qui accapare les énergies d'autres espèces à son seul profit ?

     

       A LIRE : http://www.hominides.com/html/references/alimentation-paleolithique-delluc-0275.php

       Des stries obliques sur nos dents d'omnivores, en particulier !

     

       # Ajout au 25-02-2016 sur l'amélioration nutritive des aliments par la cuisson.

       Un livre du Dr Michel CYMES est rapidement présenté dans la newsletter de WE Demain du 24-02-2016, et reprend quelques informations comme celle que certains légumes s'enrichissent en certains nutriments.

       EXTRAIT : "Manger cru pour préserver les vitamines est à la mode... mais certains légumes se bonifient à la cuisson, affirme Michel Cymes. À la façon de la tomate qui voit "augmenter son taux de lycopène, un antioxydant utile pour diminuer les risques de cancers et de problèmes coronariens". Dans la même catégorie, le médecin cite également la carotte, le brocoli, le chou, le navet, le radis et les légumes à feuilles. Mais l'important est surtout d'osciller entre cru et cuit. Le cru obligeant, lui, à mastiquer, ce qui est très bon pour la santé !"

     http://www.wedemain.fr/Hygiene-alimentation-5-idees-recues-a-combattre-pour-vivre-mieux-et-plus-longtemps_a1679.html

       Pauline, de Douce frugalité, végane, conclut qu'elle mange plutôt cuit le soir, et argumente partiellement avec les mêmes raisons, dans sa dernière vidéo.

       http://doucefrugalite.com/2016/02/24/crudi-frugi/

     

       # Au 21-03-2016, fructose et autres sucres : http://www.veganbio.com/4-raisons-pour-lesquelles-vous-devez-limiter-votre-apport-en-fructose/

       # Le 12-05-2018 : http://www.veganbio.com/les-9-problemes-que-vous-rencontrez-quand-vous-essayez-darreter-le-sucre-et-les-solutions/

       Et, lu le même jour, un nouveau venu, composé de fructose et de glucose artificiels, l'ISOLGLUCOSE, aux effets sanitaires reconnus mais négligés par l'UE : http://echelledejacob.blogspot.fr/2018/05/lisoglucose-glucose-fructose-le-nouveau.html

     

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