• SUPER HORRIBILIS (BIS)

     L'ENTREPRISE EN PARACHEVEMENT CAPITALISTIQUE

       https://www.youtube.com/watch?v=3_ijz9kFy6s&feature=emb_title

     

       La source et la cime du jour : https://leblogalupus.com/2020/01/30/editorial-le-complot-au-grand-jour-pour-remplacer-la-republique-des-citoyens-par-la-gouvernance-inclusive-des-tres-grandes-entreprises/

     

       Un téléscope en remplace un autre... Sources : https://www.youtube.com/watch?time_continue=14&v=ELTNqOiJ6Lk&feature=emb_titlehttps://www.gurumed.org/2020/01/31/le-tlescope-solaire-la-plus-haute-rsolution-de-tous-les-temps-produit-ses-premires-et-incroyables-images-du-soleil/

    https://www.gurumed.org/2020/01/31/la-nasa-a-dcid-dteindre-spitzer-le-tlescope-spatial-aux-si-prolifiques-dcouvertes/

     

       "Le complot au grand jour pour remplacer la République des citoyens par la "gouvernance inclusive" des Très Grandes Entreprises", Bruno BERTEZ, brunobertez.com, le 23-01-2020.

       Source : https://brunobertez.com/2020/01/23/editorial-le-complot-au-grand-jour-pour-remplacer-la-republique-des-citoyens-par-la-gouvernance-inclusive-des-tres-grandes-entreprises/

       Copie surlignée :  

       "Le monde est en crise. Pour l’instant, comme on dit "cela tient".

       Cela dit, cela tient au prix d’une fracture de nos sociétés, d’une dislocation de nos arrangements politiques, d’un recours exponentiel au crédit et à la destruction de la monnaie ; les jours sont comptés. Les coûts, les désutilités croissent de façon exponentielle.

       Les élites savent que le sursis n’est que temporaire car de nombreux défis se profilent à l’horizon, des défis sociaux, des défis démographiques, des défis climatiques, des défis technologiques, des défis géopolitiques.

       Elles ne sont pas sures de conserver le contrôle de la situation car, déjà, il faut recourir à la violence, aux mensonges, aux cynisme  et détruire en profondeur les consensus. La confiance a déjà été détruite, partout comme le prouvent les agitations sociales. On repousse les échéances en creusant les trous et en particulier le déficit social. On augmente chaque jour le nombre des laissés pour compte et donc la négativité incorporée dans le système. Un regain de luttes des classes semble se dessiner.

       On tient en repoussant les problèmes, mais ce faisant, on les aggrave.

       Les ingénieurs sociaux ne veulent pas reconnaitre le caractère structurellement conflictuel de nos sociétés, si ils le reconnaissaient, l’ordre serait balayé. Il faut faire la guerre aux peuples, sans la leur déclarer. Il faut faire comme si tout pouvait être résolu, en surface. Il faut faire croire que 2 + 2 = 5, que les antagonismes n’existent pas et que l’on peut tout résoudre en intégrant les laissés pour compte en faisant ce que l’on appelle maintenant l’inclusivité.

       Mais attention, il ne s’agit pas d’accepter de perdre le pouvoir politique et d’abandonner le contrôle des processus aux peuples, non il faut que ceci puisse être conduit… sous la responsabilité des Entreprises qui ainsi changeraient de mission : leurs gouvernances deviendraient inclusives, coordonnées entre elles.

       Les élites ont le sentiment que leur sort est menacé et que bientôt elles ne contrôleront plus les situations. Déjà 110 milliardaires font semblant de réclamer une hausse de  leurs impôts… pour ne pas perdre l’essentiel qui est :  le Pouvoir !

       Elles sont persuadées que les  Démocraties et les Républiques ne peuvent pas traiter les problèmes et en même temps les protéger, protéger leur statut, protéger leurs propriétés privées, protéger l’ordre social.

       Elles savent que la solution qui a été mise en place il y a quelques dizaines d’années dans les années 60, les solutions néo-libérales,  ont fait leur temps. 

       Donc, elles veulent prendre le pouvoir, dissimulées derrière le paravent des entités qui les dissimulent, de ce que l’on appelle les Entreprises. Les entreprises, ce sont elles, ne l’oubliez jamais. Ce n’est pas vous ou votre Comité d’entreprise!

       Qui croyez vous conduirait tout cela ?

       Pas les salariés bien sur, vous voyez les ultra-riches abandonner leurs pouvoirs ? Les entreprises  n’existent pas et ce qui existe ce sont les hommes, les ultra-riches, ceux qui les dirigent, ceux  qui les contrôlent. En fait, ils en ont marre de déléguer à de mauvais fondés de pouvoir, ils veulent prendre le pouvoir directement entre eux entre Banquiers, entre Facebook, Google, Amazon , et autres ARNAULT.

       Bien sûur ils ont des MACRON à leur service qui fait déjà du bon/sale boulot, mais ils pensent que l’on peut aller plus loin… le temps presse.

       A Davos, voici la Troisième Voie du fascisme mais cette fois sous la houlette des très grandes entreprises mondiales.

       C’est un complot, il présente la particularité de se dérouler au grand jour, c’est son originalité.

       Les médias font en sorte, de recopier les communiqués, de se goberger gratuitement, de se pavaner comme si ils étaient importants, ce sont des supplétifs. En fait ils sont, à ce stade corrompus par les festivités et les honneurs. Ils se gardent bien de donner le sens du spectacle auquel ils prêtent leur concours, pauvres machinistes prolétarisés

       Le Stakeholder Capitalism. Le Projet des élites pour se mettre à l’abri.

       Note: Un stakeholder, c’est une partie prenante, personne ou organisation qui a un intérêt légitime dans un projet ou une entité.

       Le capitalisme doit se transformer en quelque chose d’inclusif pour tous. Tel était le message de Klaus SCHWAB, cofondateur du World Economics Forum (WEF), qui en est à sa 50e année avec sa réunion annuelle à Davos, en Suisse.

       Schwab a été professeur de "business", de conduite des affaires  à l’Université de Genève de 1972 à 2002. Depuis 1979, il publie le Global Competitiveness Report, un rapport annuel évaluant le potentiel d’augmentation de la productivité et de la croissance économique des pays du monde entier.

       Travail conduit par une équipe d’économistes.

       Au cours des premières années de sa carrière, Schwab a siégé dans de nombreux conseils d’administration de sociétés, tels que Swatch Group, Daily Mail Group et Vontobel Holdings.

       Il est un ancien membre du comité directeur du célèbre Bilderberg.

       Ce groupe  tient  une conférence annuelle depuis  1954, son but est de renforcer le consensus parmi les élites pour soutenir le "capitalisme occidental de libre marché" et surtout ses intérêts dans le monde entier. Ces réunions sont privées et réunissent les grands acteurs du monde.

       C’est ce groupe, le Bilderberg,  qui à juste titre mais pour de fausses raisons, déchaîne les conspirationnistes du monde entier.

       Je crois que plus encore que Le Bilderberg, le WEF mérite cette appellation d’organisation à vocation conspirationniste.

       J’en avais acquis la conviction il y a longtemps quand j’en avais discuté avec Raymond BARRE (financé par les compagnies d’assurances en Europe , Barre que nous avions invité lors d’un dîner à La Vie Francaise en 1978 ; nous avions abordé le sujet car j’avais été démarché pour participer au financement  du  Davos ; Barre était partie prenante.  L’intermédiaire, s’appelait  GABRYSIAK. Je ne garantis pas l’orthographe.

       Schwab dirige maintenant le WEF,  lieu de rencontre et de réflexion pour l’élite mondiale des affaires, des gouvernement et du monde universitaire. Son objectif avoué est de développer des idées plus ou moins nouvelles pour faire fonctionner le capitalisme.

       La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der LEYEN, a déclaré que Davos cette année devait être un lieu de  rassemblement :  "Davos est le lieu où les conflits sont évités, les affaires sont démarrées, les conflits terminés. Merci à Klaus Schwab d’avoir réuni des gens brillants et merci pour sa vision sur la manière de façonner un avenir meilleur pour le monde."

       Schwab pense savoir. C’est un "sujet sachant" , ce que l’on appelle un Maître,  il sait ce  que nous, les peuples, nous  voulons maintenant. Schwab ne parle jamais ni de souveraineté ni de peuple. Ce n’est pas son monde.

       Il pense que nous voulons un Capitalisme des Parties Prenantes.

       De manière générale, nous avons le choix entre trois modèles.

       Le premier est le "capitalisme actionnarial", adopté par la plupart des sociétés occidentales, selon lequel l’objectif principal d’une société devrait être de maximiser ses bénéfices.

       Le deuxième modèle est le "capitalisme d’État", qui confie au gouvernement la direction de l’économie et a pris de l’importance sur de nombreux marchés émergents, notamment en Chine. 

       Le troisième modèle que Schwab recommande est : "le capitalisme des parties prenantes".

       Un modèle dit-il "que j’ai proposé pour la première fois il y a un demi-siècle, il positionne les sociétés privées en tant que fiduciaires de la société et est clairement la meilleure réponse aux défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui."

       Vous noterez, les entreprises sont fiduciaires, dépositaires de l’intérêt général ! Sans vote !

       Les grandes entreprises devraient donc être des "administrateurs de la société" et elles devraient être la force principale pour résoudre "les défis sociaux et environnementaux d’aujourd’hui".

       Nous devons remplacer le "capitalisme actionnarial" qui est actuellement le modèle dominant.

       Pourquoi ? C’est parce que "la priorité donnée à la maximisation des  bénéfices a conduit le capitalisme des actionnaires à se déconnecter de plus en plus de l’économie réelle. Beaucoup réalisent que cette forme de capitalisme n’est plus durable."

       De plus, il y a une réaction populaire face à l’incapacité du "capitalisme actionnarial" à faire face à l’inégalité croissante des revenus et de la richesse, au changement climatique,  aux catastrophes environnementales et à l’impact des nouvelles technologies.

       Selon Schwab, le capitalisme des parties prenantes peut "approcher le monde de la réalisation d’objectifs communs".

       En route pour la fameuse Troisième Voie. Vous savez ce que c’est la Troisième Voie ? C’est la lune habituelle que l’on nous ressort quand le capitalisme est en difficultés. Quand il est menacé.

       Le fascisme par exemple est une Troisième Voie aussi bien dans ses versions mussolinienne qu’hitlerienne. Il s’agit donc d’une voie moyenne qui utilise les ressorts du capitalisme, mais non pas au service exclusif du profit, mais au service soit d’une idéologie, soit d’un homme.

       Les Troisièmes Voies que nous connaissons sont au service d’un Etat, d’une idée de l’Etat, de n’importe quelle idéologie, mais presque toujours au service d’un homme/d’hommes  qui incarnent ce pour quoi les peuples doivent se sacrifier.

       L’originalité de la Troisième Voie qui est présentée par le WEF, c’est à dire par les élites du monde, par les très grandes entreprises, c’est celle qui est définie… par les entreprises… pour les populations sans qu’elles aient leur mot à dire.

       C’est donc la concrétisation d’un monde clairement défini comme élitiste ; un monde à deux ou plusieurs vitesses, mais toujours guidé par ceux qui sont censés savoir mieux que les autres : ceux qui accumulent.

       Qu’est-ce que ce capitalisme "d’acteurs parties prenantes" ? Schwab propose ce qu’il appelle un Manifeste de Davos. C’est le capitalisme de la toute-puissance des élites.

       Schwab appelle "les entreprises à traiter leurs clients avec dignité et respect, à respecter les droits de l’homme tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement, à agir en tant que gardiennes de l’environnement pour les générations futures et, plus important encore, à mesurer les performances non seulement sur le retour aux actionnaires, mais aussi sur la façon dont il atteint ses objectifs environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance"…

       "En effet, le capitalisme en tant que système de production à but lucratif doit être transformé en un système qui implique que d’autres secteurs de la société fassent partie d’un système dirigé par les entreprises. Objectifs partagés".

       L’objectif de ce capitalisme est évidemment la recherche de la légitimité en ces temps ou il est contesté pour ses perversions.

       C’est plus qu’une variante du "capitalisme inclusif" de LAGARDE par exemple : il s’agit de trouver un moyen de "façonner» les sociétés capitalistes de manière à ce qu’elles prennent en compte tous les "acteurs", c’est-à-dire les travailleurs, les clients, les conseils locaux, etc. – tous travaillant ensemble.

       Le mot important est "travaillant ensemble", ce qui est l’axe même  du fascisme lequel nie la lutte des classes, les antagonismes des catégories sociales et prône la réconciliation sous le signe.. du sacrifice.

       Ah les braves gens !

       Tous espèrent que les capitalistes pourront être amenés ou persuadés d’agir pour réduire les inégalités, pour créer un meilleur environnement, pour adopter des politiques "morales" en matière d’investissement.

       Comme le dit Schwab : "Les chefs d’entreprise ont désormais une opportunité incroyable. En donnant un sens concret au capitalisme des parties prenantes, ils peuvent aller au-delà de leurs obligations légales et respecter leur devoir envers la société."

       La Troisème Voie est dans l’air comme.. dans les années Vingt et Trente, ces années de crise déflationnistes, ces années de la Cagoule, de X-Crise, vous savez celles qui ont donné naissance au fascisme nationaliste ; ici c’est le fascisme mondialiste qui se découvre et montre le bout de l’oreille.

       Sur ce terrain, on retrouve le  Nobel d’économie,  STIGLITZ, avec son "capitalisme progressiste", et la candidate  démocrate  WARREN avec son "capitalisme responsable".

       Schwab et les mega-riches de Davos nous promettent presque, tellement ils ont peur de la colère des masses, de résoudre les problèmes sociaux mondiaux et de ne plus se contenter de  gagner de l’argent. Ils se réfugient derrière les Entreprises, pensant qu’on les oubliera. La réalité, ne l’oubliez jamais, ce ne sont pas les entreprises, non cela c’est de la mystification , la réalité ce sont les personnes, ce sont elles qui drainent la richesse mondiale, qui commandent et qui exploitent.

       Un système social, c’est un ensemble de relations entre des personnes et tout le reste, c’est un  rideau de fumée.

       Oxfam vient de  publier son rapport annuel sur les inégalités mondiales.

       Selon Oxfam, les 2153 milliardaires du monde ont désormais plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, ce qui représente 60% de la population mondiale.

       On comprend la démarche de Schwab et celle de ses commanditaires, c’est tellement scandaleux qu’il faut faire quelque chose : créer un rideau de fumée, une diversion, une mystification de dimension historique pour, à l’abri de l’Entreprise réifiée et déifiée, escamoter les personnes, escamoter les Maîtres du monde.

       Cette colossale propagande, c’est pour continuer comme avant.

       Rions un peu :

       Source : https://www.gurumed.org/2020/02/05/une-simulation-de-la-terre-dont-on-aurait-vid-les-ocans/

     

       Emmanuel TODD, égalisation par le bas... De bonnes choses mais trop insuffisantes... Source : https://www.youtube.com/watch?v=wB4kflH00so avec https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/70782-luttes-classes-en-france-avec-emmanuel-todd

     

       Encore du Bruno Bertez, quelques jours après : https://brunobertez.com/2020/02/03/accuse-levez-vous-leur-objectif-est-de-vous-detruire-de-vous-briser/

       De grandes entreprises françaises affutent leurs armes : https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/la-rse-de-conformite-a-montre-son-insuffisance-elle-doit-faire-place-a-la-responsabilite-morale-des-entreprises-fabrice-bonnifet-c3d-148191.html

       Premiers camps de concentration (historiquement) par L'Echelle de Jacobhttps://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2008-2-page-101.htm#.

     

       Pierre-Yves ROUGEYRON, à sont tour (après beaucoup ces temps-ici issu de son Cercle Aristote) sur le libéralisme en 2015, où la "pensée de la coprophagie" suit son cours : https://www.youtube.com/watch?v=TKYRaetsVRI

     

       Et Michel DRAC en autre perspective historique de Bruno BERTEZ, blindé : https://www.youtube.com/watch?v=bdlycRzUjvw

     

       Du rôle éminent de l'information et de son contrôle dans la sur-naturalisation entrepreneuriale à venir (le 26-02-2020 par Leblogalupus) :  https://commentairesengoguette.wordpress.com/2020/02/22/julian-mon-frere/ ou encore ttps://patricehansperrier.wordpress.com/2020/02/19/le-chant-du-cygne-de-la-meute-numerique/

        Enfin, ce 05-03-2020, avec la veille enragée (et dans l'hyper-mille, depuis si longtemps) d'Etienne CHOUARD, sur le brûlot des retraites, préparation cynique et immonde de champ de bataille par l'appauvrissement assuré (l'une des branches de la tenaille d'extorsion des tortionnaires au pouvoir) : http://chouard.org/blog/2020/03/05/reforme-crime-regressif-en-novlangue-larme-des-faibles-49al3-par-le-pixel-mort/

     

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