• Système neuro-végétatif / DOGNA

       "Quel point commun avons-nous avec une suspension de voiture ?", Michel DOGNA, Alternative Santé n° 181 , 11-02-2016.

     

    Examen peur

       Source : http://www.enseignons.be/2011/01/24/ecrire-calme-la-peur-de-l%E2%80%99examen/

     

       Source : http://f.alternativessante.santeportroyal.com/o/?s=1133-8a1f9-2BD5-8665f27c-5120

      COPIE INTÉGRALE :

      "NOUS FONCTIONNONS COMME UNE SUSPENSION DE VOITURE

       Beaucoup de soucis de santé sont dus à des dérèglements du système nerveux autonome qui commande toutes nos fonctions automatiques. Ce système nerveux est différent de celui que nous avons étudié à l’école, qui est le système cérébro-spinal. Celui-ci conduit par la périphérie des nerfs la sensitivité et la douleur, alors que la partie centrale conduit les ordres de motricité. Le tout est entouré d’une gaine de myéline isolante pour éviter les déperditions des petits courants électriques circulants.

       Mais revenons à notre système nerveux automatique, appelé par les "pros" système neurovégétatif (ça fait plus chic). Il fonctionne comme les asservissements électromécaniques les plus perfectionnés.

       Un exemple : les ascenseurs rapides des grands immeubles, pour le confort des gens et le ménagement de la mécanique, ne démarrent pas brutalement, mais selon une douce accélération ; pareillement à l’arrivée, il n’y a pas un blocage brusque sur l’étage demandé, mais une décélération douce. Ceci se produit grâce à une contre-réaction électronique que nous assimilerons à un amortisseur.

       Notre organisme fonctionne de la même façon :

       Un système orthosympathique qui donne des ordres aux organes et aux fonctions.

       La distribution s’effectue aux organes et aux fonctions – nous l’avons déjà vu – par les ganglions para-vertébraux.

       Un système parasympathique qui les amortit (pour le confort).

       La distribution s’effectue par le nerf pneumogastrique – ou nerf vagal – qui alimente en particulier :

    •         le plexus cardiaque,
    •         le plexus solaire (estomac),
    •         le plexus du Hara (sous le nombril),
    •         le plexus sacré.

       De plus, il commande les péristaltismes de l’intestin et des vaisseaux capillaires. Il est aussi le déclencheur du hoquet.

       En médecine officielle, le concept est simpliste – on nous dit qu’il y a deux cas envisageables :
    - la sympathicotonie, si vous êtes de prépondérance hyper ortho,
    - la vagotonie, si vous êtes en hyper para (nerf vagal qui en outre donne le hoquet).

       Analogie avec une suspension de voiture

       Nous allons dire que les ressorts, c’est le système ortho, et les amortisseurs, le système para. Nous allons donc analyser 4 possibilités :

    • Cas n° 1 :  ressorts mous et amortisseurs durs (= ortho – et para +)
      Les ressorts ont du mal à vaincre les amortisseurs = adaptations lentes inadaptées – ça ne suit pas.
    • Cas n° 2 : ressorts durs et amortisseurs mous  (= ortho + et para –)
      C’est le cas d’un camion qui roule à vide = adaptations brutales, dures, inconfortables.
    • Cas n° 3 : ressorts durs et amortisseurs durs  (= ortho + et para + )
      Equivalent pas de suspension = aucune adaptation – tétanisation du système.
    • Cas n° 4 : ressorts mous et amortisseurs mous (= ortho – et para –)
      Oscillation permanente (comme les 2 CV) = équilibre instable – signe d’épuisement général.

       Étude des réactions de survie face à une attaque

       Afin de bien comprendre l’extraordinaire coordination du système nerveux autonome, nous allons nous mettre dans la peau d’un homme subitement attaqué par un dangereux loubard armé d’un couteau à cran d’arrêt ou par un chien féroce tous crocs dehors. Il se produit une violente sollicitation du système ortho face à "l’état d’urgence", avec :

    • Activation des surrénales (sécrétion d’adrénaline permettant l’attaque ou la fuite).
    • Accélération du rythme cardiaque (meilleur transport d’oxygène).
    • Activation du cerveau (amélioration des réflexes – rapidité de décision).
    • Blocage digestif (économie de l’énergie pour une disponibilité totale à la survie).
    • Blocage du transit intestinal (système para).
    • Blocage de la libido (désamorçage garanti !).
    • Vasoconstriction périphérique – pâleur (en cas de blessure, il y aura ainsi moins de perte de sang).
    • Vasodilatation vasculaire intense (amélioration des transits sanguins vitaux).
    • Accélération du rythme respiratoire et vasodilatation bronchique (amélioration de la ventilation).
    • Contraction des sphincters (blocage de toutes les envies de miction et défécation, heureusement !).
    • Sueurs froides (pour un meilleur refroidissement général par évaporation).
    • Blocage des sécrétions internes (salive, sucs gastriques, muqueuses).

       Chacun de ces signes est la manifestation d’un déséquilibre neurotonique total. On y retrouve le cas n° 2.

       Bien sûr, il s’agit de cas extrêmes pour besoin pédagogique. Mais si nous revenons au schéma médical simplifié, il se dégage deux grandes sortes de déséquilibres moyens dont voici les signatures globales :

       Peut-être vous reconnaîtrez-vous partiellement ou complètement dans l’une de ces deux listes.

       Neurotonie (Ortho +)

    • Stress constant
    • Respiration courte thoracique
    • Peau moite
    • Rythme cardiaque rapide
    • Hypertension
    • Constipation
    • Sécheresses muqueuses
    • Bouche sèche
    • Yeux secs
    • Teint pâle
    • Vasoconstriction périphérique
    • Impuissance – Frigidité
    • Digestion lente
    • Dilatation des bronches

    Vagotonie (Para +)

    • Calme
    • Respiration ample abdominale
    • Peau sèche
    • Rythme cardiaque lent
    • Hypotension
    • Diarrhées
    • Muqueuses très hydratées
    • Hyper-salivation
    • Larmoiements
    • Teint fleuri
    • Vasodilatation périphérique
    • Absence d’orgasme
    • Digestion facile
    • Constriction des bronches
     

     

       Pour rétablir l'équilibre Ortho-Para

       Il y a de nombreuses huiles essentielles, des teintures mères, des tisanes et des produits homéopathiques qui sont censés régler les dystonies neurovégétatives installées. Il y a eu aussi un produit naturel très efficace : le Sympavagol ; mais comme cela arrive couramment, une nouvelle réglementation a obligé le fabricant à modifier sa formule… et ça ne marche plus !

       Le moyen le plus naturel, le plus rustique et peu coûteux (un achat à vie pour une cinquantaine d’euros) est à mon sens le respirateur de Frolov. Nous en avons déjà parlé dans un précédent article (lisez ici).

       Rappel d'utilisation

       La résistance au souffle est créée par une petite colonne d’eau que l’on insère au fond du gobelet, ceci provoquant un barbotage à l’inspir comme à l’expir. Cette résistance est réglable par la quantité d’eau introduite.

    • Volume d’eau : commencer par 1 godet, voire ½ godet pour certains malades chroniques, puis augmenter à 1,5 puis 2 godets.
    • Augmentation du temps d’expir : Commencer par 5 secondes puis augmenter à 10 secondes au fur et à mesure. On peut aller progressivement vers les 30 et 40 secondes, voire plus, à condition d’être toujours à l’aise. Le temps d’inspir reste invariable, entre 2 et 3 secondes.
    • Durée de l’exercice : commencer par 5 à 10 minutes puis augmenter progressivement jusqu’à 25 à 30 minutes si l’on veut, après 4 à 6 semaines.
    • Type de respiration : il est recommandé de pratiquer la respiration uniquement abdominale, dite diaphragmatique, parce qu’elle décontracte et muscle à la fois le diaphragme, ce qui a pour conséquence d’avoir un effet tranquillisant sur tout le système nerveux et d’effectuer un massage des organes vitaux (foie, vésicule biliaire, estomac, pancréas, intestin, reins, prostate, etc.).

       Michel Dogna"

     

           Notes :

       - S'agit-il d'une bonne synthèse des connaissances globales actuelles ?

       - Terminer l'article par le souffle, aussi évident cela peut-il apparaître n'est pas anodin pour nous. Il renvoie aux travail de Désiré MERRIEN, à beaucoup d'autres que nous ignorons, et très personnellement, à des expériences douloureuses en tant que témoin d'agonies. Quand l'air vient à manquer, quand l'inspiration ne peut plus se faire.

       Ne pas laisser seul-e.

       Le SOUFFLE. OM. AUM.

      

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