• TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7 400 ans

     Avant les cairns, les mégalithes, au mésolithique

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans

       Source : http://benedante.blogspot.fr/2014/05/the-mesolithic-tombs-of-teviec-brittany.html

       "Les deux corps ont été ensevelis avec beaucoup de soin dans une fosse creusée moitié dans le sous-sol et moitié dans les débris de cuisine qui le recouvraient. L’ensemble est protégé par un toit fait de bois de cervidés 7. Le mobilier funéraire comprend des silex et surtout des stylets en os de sanglier, ainsi que des bijoux funéraires formés de coquilles marines percées et assemblées en colliers, bracelets et anneaux de jambes. Quelques-uns des objets en os portent quelques traits gravés. Un début de culture régionale est démontré entre autres par la manière de tailler les silex, dont le type d'affûtage ne se retrouve nulle part ailleurs 7." Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9viec

       7 « Qui donc a occis les deux miss de l'île Téviec ? » [archive], sur www.ouest-france.fr,‎ 9 décembre 2011 (consulté le 10 décembre 2011).

     

     Nécropole de TEVIEC, sépulture d'il y a 7400 ans

       "Au Muséum de Toulouse, les deux squelettes humains de la sépulture de Téviec, exposés depuis 1936 dans les réserves, étaient entourés de questions non résolues sur leur sexe, âge, leur vie, les circonstances de leur mort... En 2010, le Muséum, le paléontologue José BRAGA et deux médecins légistes ont lancé une investigation autour de cette sépulture en utilisant des techniques de recherches innovantes comme l'imagerie numérique médicale en 3D.

       Ces scans associés à d'autres outils de diagnostics ont permis d'identifier que ces deux êtres humains étaient non pas un couple comme présumé mais deux femmes et qu'elles avaient été tuées de façon violente."

       Source : http://www.museum.toulouse.fr/-/numerisation-3d-des-objets-de-collection

     

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans

       "Les vingt-trois spécimens répartis en dix tombes, seront ensuite ventilés dans différents muséums d’histoire naturelle, dont celui de Toulouse, à l’origine de l’exposition Préhistoire(s), l’enquête. Source : http://metropole.rennes.fr/actualites/culture-sport-loisirs/culture/prehistoire-s-a-l-espace-des-sciences/

     

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans

         Source : http://w3.uohprod.univ-tlse2.fr/UOHARCHEO/N02.htm

     

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ansTEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans     Sources : http://misteroriginal.com/4625bc1231/ http://blog.museum.toulouse.fr/index.php/post/2011/12/19/Les-squelettes-de-Teviec-font-parler-le-Museum-a-Rennes

     

       "Premier meurtre en Bretagne" par Erwan CHARTIER, Bretagne.com,

       Source : http://www.bretagne.com/fr/layout/set/print/culture_bretonne/histoire_de_bretagne/origines/premier_meurtre

       COPIE SURLIGNÉE :

        "Dans une sépulture de l'île Téviec (56), les archéologues ont trouvé le squelette d'un homme transpercé par plusieurs flèches. La première trace de violence avérée dans la péninsule armoricaine, occupée alors par des chasseurs-cueilleurs qui y ont développé une culture originale.

        Les sols étant acides en Bretagne, il est très rare de découvrir des ossements anciens, ceux-ci disparaissant au bout de quelques siècles. Les zones littorales et les îles font exception, et c'est donc une série exceptionnelle de sépultures qui a été mise au jour dans les années 1920 et 1930, par Marthe et Saint-Just PÉQUART sur l'île Téviec, dans le Morbihan. Les tombes dataient du Mésolithique, la période charnière entre la fin de la dernière glaciation (-9.000 avant J.C.) et l'arrivée des premiers agriculteurs du Néolithique (vers 5.000 avant J.C. pour la péninsule armoricaine). Contrairement à nos époques, la nécropole découverte n'était pas isolée du reste de l'habitat : les tombes étaient creusées à proximité des lieux de vie. Les archéologues ont découvert des traces d'activités artisanales autour des sépultures, des foyers notamment. Ils ont également mis en évidence des traces de rituels liés à l'inhumation des corps. Ceux-ci étaient déposés en flexion forcée, dans des tombes communes, les restes des autres défunts étant écartés au fur et à mesure.

       Deux flèches dans le corps

        Ces sépultures collectives contenaient de un à six individus. Elles ne recelaient, en revanche, guère d'objets de prestige, les hiérarchies sociales semblant peu développées dans ce type de société. Elles nous révèlent cependant les indices d'une riche cosmogonie. Un des morts porte ainsi des bois de cerf, d'autres arborent des parures de coquillages ou tiennent des outils. Nombre de défunts ont aussi été saupoudrés d'ocre. Dans la tombe K, un des squelettes a intrigué les chercheurs. Il s'agit des restes d'un homme jeune qui venait de guérir d'une fracture de la mandibule. Peu de temps après sa guérison, il a très certainement connu une mort violente : les archéologues ont déterminé qu'il avait reçu une flèche de face dans le thorax et une autre dans le dos. "Cela fait beaucoup pour un accident de chasse, note Grégor MARCHAND, spécialiste du Mésolithique au laboratoire d'anthropologie et d'archéologie de Rennes I. C'est, en fait, le premier meurtre attesté en Bretagne. Cela tempère une certaine image édénique facilement accolée aux populations de la Préhistoire."

       Une alimentation surtout animale

        Cette mort violente semble révéler l'existence de fortes tensions entre groupes de chasseurs-cueilleurs. Pourtant, de bonnes relations pouvaient aussi se développer. En analysant les ossements de la quarantaine d'individus découverts à Téviec - ce qui a notamment permis de déterminer la nourriture qu'ils consommaient -, les archéologues ont découvert que la plupart des femmes avaient une alimentation essentiellement d'origine animale pendant leur croissance. Elles devaient donc appartenir à des groupes vivant à l'intérieur de la péninsule, au contraire des hommes, dont l'alimentation d'origine marine semble confirmer leur appartenance à des groupes littoraux. Les hommes du Mésolithique pratiquaient donc volontiers des alliances exogamiques.

       Une civilisation péninsulaire

        Le Mésolithique, en Bretagne, correspond à une période de profonds bouleversements du paysage. Avec la fin de la dernière glaciation, une dizaine de milliers d'années avant notre ère, le niveau de la mer s'élève fortement, de près de cent mètres sur plusieurs siècles. La Manche, qui était jusqu'alors un énorme estuaire dans lequel se jetaient d'importants fleuves comme le Rhin, la Seine et la Tamise, va se former peu à peu, coupant la Grande-Bretagne du continent. "Cette montée des eaux les a privés d'un immense terrain de chasse, souligne Grégor Marchand. Néanmoins, assez vite, on constate des traces d'activités sur les petites îles du littoral breton. Ils savaient donc naviguer, même s'ils ne pratiquaient pas la pêche en haute mer." La végétation change également. Pendant longtemps, au contraire des régions de l'ouest de la France, elle reste rase. Puis, vers 7.000 ans avant notre ère, une forêt très dense apparaît, constituée esssentiellement de chênes, de noisetiers et d'ormes. Les hommes du Mésolithique y trouvent des baies et du gibier (cerfs, sangliers, aurochs, etc.) pour se nourrir. Sur le littoral, la mer procure la majorité de l'alimentation. "Ils exploitent un estran particulièrement riche en crustacés et en fruits de mer, assure Grégor Marchand. Ils mangent aussi des poissons côtiers et des oiseaux marins, sauf les goélands qui bénéficiaient peut-être d'une forme de tabou alimentaire." La phase finale du Mésolithique est marquée par l'émergence de la première culture spécifique de l'histoire de la péninsule armoricaine, par rapport au reste du continent. "Il y a un effet péninsulaire évident, explique Grégor Marchand, que l'on constate en analysant les outils de pierre, un des rares vestiges de ces époques lointaines."

       Une disparition brutale ?

        Les chasseurs-cueilleurs-pêcheurs du Mésolithique armoricain vivent en prédateurs sur un environnement qui leur fournit une alimentation abondante. Mais, au VI e millénaire avant J.C., une révolution est en marche, qui va peu à peu atteindre la péninsule : celle des premiers agriculteurs du Néolithique. Vers 5.000 ans avant notre ère, ceux-ci s'installent à l'est de la Vilaine en provenance du bassin parisien et de la vallée de la Loire. Ces agriculteurs sont des colons. Ils défrichent la forêt, construisent de vastes habitats, sèment, et élèvent des animaux. "On constate, indique Grégor Marchand, qu'il y a une période de cohabitation qui dure entre deux et trois siècles, pendant lesquels les chasseurs du Mésolithique, à l'ouest de la Vilaine, ne semblent pas voir l'avantage de passer à l'agriculture. Puis, c'est très rapide et brutal."  En très peu de temps, la culture du Mésolithique s'effondre et la "néolithisation" de la péninsule se fait rapidement. La société devient majoritairement agricole, elle le restera pendant plusieurs millénaires, jusqu'au milieu du XX e siècle.

       Un génocide ?

       Comment s'est faite cette transition ? Les hommes du Mésolithique se sont-ils mélangés et fondus dans la société du Néolithique ? Ou ont-ils été éliminés - suite à un génocide ? - par les premiers agriculteurs ? "La violence est hélas consubstantielle à l'homme, note Grégor Marchand. Lorsqu'on voit l'histoire récente de l'humanité, qui correspond aussi à de profonds changements civilisationnels, on ne voit pas trop pourquoi cela se serait bien passé à l'époque." La question de la fin du Mésolithique en Bretagne reste ouverte. À défaut d'apporter des réponses définitives, l'archéologie et l'étude de ces périodes si lointaines nous permet aussi de réfléchir aux grands mouvements sociaux qui, régulièrement, transforment nos sociétés"

     

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans

       " 1. Reconstitution d’une double sépulture mésolithique de la nécropole de Téviec  en Saint-Pierre-Quiberon (M.), couronnée de bois de cerfs. Les corps étaient  ornés de colliers de coquillages. Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse. In La Bretagne, P.-R. GIOT, J. L’HELGOUARCH, J. BRIARD, Éditions Arthaud, 1962, 300 pages, pp. 23-26. Source : http://www.arbre-celtique.com/forum/viewtopic.php?f=4&t=1664&start=90

     

      Autres sources :

       http://www.espace-sciences.org/sciences-ouest/319/dossier/teviec-l-ile-aux-squelettes

    http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/30/917350-museum-toulouse-autopsie-meurtre-vieux-7000-ans.html

      

     Nécropole de TEVIEC, sépulture d'il y a 7400 ans

       L'île de Téviec, au large de la presqu'ïle de Quiberon, interdite à l'humain désormais (protégée !). Source : http://www.espace-sciences.org/sciences-ouest/319/dossier/teviec-l-ile-aux-squelettes

     

    TEVIEC, site et sépultures d'il y a 7400 ans

       Autre exhumation de Téviec dont la morphologie du squelette surprend par ses différences. "Sépulture mésolithique de Téviec (Saint-Pierre-Quiberon), collections Musée de Préhistoire de Carnac (doc. H. Neveu-Derotrie)". Source : http://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/musee-prehistoire--carnac-153338.htm

     

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