• VILLE DEMAIN, VILLE CHAGRIN ?

     VILLE (ÉCOLOGIQUE) CO-GÉRÉE, "CITOYENNE" !

    VILLE DEMAIN, VILLE CHAGRIN ?

        Rue de l'Alma à Rennes, fin mars 2017. Depuis, l'immeuble aux inscriptions de colère est tombé. Bientôt nous connaîtrons l'allure ce qui le remplacera. Mais nous ne sommes pas pressée. [Revenir dans cette ville native - coureuse de PRÉEMPTION foncière comme récemment libérée  - juridiquement - sous la présidence de François HOLLANDE ("urbanisme de projet" !) ou séduite par toute autre procédure de bel acabit - est systématiquement un choc devant ce qui y pousse, et vite, officiellement auréolé des vertus du moment les plus socialement "appétentes", et selon les critères de densification désormais "enthousiasmées". Vers une ville très peuplée ("humaine" !), en hauteur ("architecturée" !), son sol, sa terre "collectivisés" façon verdure règlementaire et règlementée ("écologique" !), intimité et vie privée de clapier ("gamisée", "connectée" ?) (aérée ?). Quant à revenir à Paris ? Le discours est encore plus clair : https://www.paris.fr/parisresilient]

     

      Le CAMP - qui nous taraude, la VILLE CONCENTRATIONNAIRE au summum, intellectuellement, professionnellement, personnellement (vision emplie de trauma) formalisés grâce à Ruth STÉGASSY il y a quelque années dans l'une de ses émissions Terre à Terre - souvent citée en Tsukeshoin, d'autant qu'une vidéo choc, depuis disparue, illustrait "le programme" dans la sensation terrifique - trouve ci-après une bonne part de son expression. Cécile ASANUMA-BRICE, chercheur, se trouve au cœur de la problématique dans son versant particulièrement pathogène, et était l'invitée (comme une boucle bouclée pour nous), le 19 décembre 2015, de la journaliste (la nôtre préférée) partie voir ailleurs peu de temps après (faire du pain à la campagne, possiblement). Et permettez-moi de m'en excuser, le reportage promis sur Rennes la nouvelle, cité du futur enviable et envié de tous, ne sera pas de ce site ni d'aucun. Venez visiter la capitale bretonne muni des lunettes adaptées... avant la catastrophe !? (Sincère invitation.)

       Pour archive, Terre à terre en série : https://www.franceculture.fr/emissions/terre-terre/lobbying-et-regulations-3-la-fabrication-de-l-ignorance & https://www.franceculture.fr/emissions/terre-terre/un-monde-de-camps

       Nota : Les PUR (Presses Universitaires de Rennes) éditent tout juste Les Nouvelles fabriques de la ville de Guy BAUDELLE & Gilbert GAULTIER : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4589

     

       Détour retour par Tchernobyl et surtout Fukushima, zones "pionnières" au-delà du connu.

       "Modèles" ?

       Là où les villes et les métropoles ne disposent pas de cuirasse de plomb... (Quel avenir pour toutes ? Nucléaire et "dans" des programmes Ethos généralisés ?)

       [Où l'on pourra être très surpris de croiser certaines personnalités anti-nucléaires, dont la parole est rendue à l'une, démissionnaire de son organisme NTW doublement stressant ("prévention et anticipation" en effigie - de la fatalité et de ce qui est préparé à notre intention.]

       Nota : Le nucléaire étant horrifique, il s'agit de rester calme. Nous devons également reconnaître et souligner notre phobie de la "bonne entente" collective décidée par des instances supérieures et/ou profiteuse des enjeux (la zizanie et la division de même, d'ailleurs), et notre très grande distance - on l'a compris - avec la fabrication de la ville contemporaine (championne du "bien vivre" "ensemble" et de la démocratie participative - (très) limitée - en héritière "intelligente" de la modernité urbaine à laquelle notre vaillant immeuble de pierres et briques en photographie préalable appartient, quelque manière ouvrière qualifiée démontre-t-il), les deux associés en potentiel biais cognitif. Peut-être sommes-nous gagnée de pair, par l'absence d'enthousiasme propre aux êtres vieillissants ?! Bientôt, des artères d'un demi-siècle (bon sang,  atteint !).

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=lEvt0EVYx6U

     

       "Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée", Cécile ASANUMA-BRICE, Jean-Jacques DELFOUR, Kolin KOBAYASHI, Nadine RIBAULT, et Thierry RIBAULT.

       Source : https://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

       COPIE SURLIGNÉE :

       "Cécile ASANUMA-BRICE, sociologue à la Maison franco-japonaise de Tokyo, auteure de nombreux articles sur la protection de la population après le désastre nucléaire de Fukushima. Jean-Jacques DELFOUR, philosophe, auteur de "La condition nucléaire. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité" (L’Échappée, 2014). Kolin KOBAYASHI, journaliste et écrivain, auteur de Le crime du lobby nucléaire international, de Tchernobyl à Fukushima (Éditions Ibun-sha, 2013). Nadine RIBAULT, écrivain, et Thierry RIBAULT, économiste au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), co-auteurs de Les sanctuaires de l'abîme, Chronique du désastre de Fukushima  (Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2012).

       "Proclamant qu’il faut "gérer" sa peur à la suite de catastrophes comme celles de Tchernobyl et de Fukushima, les aménageurs de la vie mutilée, relayés par des représentants d'instances étatiques ou associatives, prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables et à rendre inhabitées des terres inhabitables.

       Un documentaire consacré aux désastres de Tchernobyl et de Fukushima a été présenté par Arte le 26 avril dernier, lançant une pernicieuse invitation à "vivre avec" la contamination radioactive, "défi" que prétendent, en ces jours sombres, relever les missionnaires de l’accommodation à la vie en zones contaminées par la radioactivité.

       L’ "Initiative de Dialogue pour la réhabilitation des conditions de vie après l’accident de Fukushima", présentée dans ce film, a été pilotée par de supposés, et néanmoins dangereux experts à l’œuvre à Tchernobyl hier, à Fukushima aujourd’hui, et en France demain.

       Puisque la France a dans ses rangs des champions de la réhabilitation post-catastrophe, tels que Jacques Lochard ou Gilles Hériard-Dubreuil, soutenus par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), l’Université médicale de Fukushima ou la Fondation d’extrême droite Sasakawa (alias Nippon Foundation).

       Gilles HÉRIARD-DUBREUIL a fondé en 2013 le "courant" Écologie humaine, dont le nom reprend une terminologie vaticane, avec Tugdual DERVILLE, porte-parole de "Manif pour Tous", et délégué général de l’Alliance Vita, association d’extrême droite catholique du mouvement pro-vie, qui milite contre l’avortement, contre l’euthanasie et contre le mariage entre personnes de même sexe.

       M. Hériard-Dubreuil préside, par ailleurs, le cabinet de conseil Mutadis, sinistrement connu pour son engagement à Tchernobyl, sous subsides européens et internationaux, dans les programmes Ethos (1996-2001), SAGE (2002-2005) et CORE (Coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés du Bélarus, 2003-2008), qui prescrivent aux populations, sous couvert d’intentions thérapeutiques et participatives, des recettes d’accommodation à la vie en zones contaminées.

       Un des principaux objectifs − atteint − de ces programmes, a été d’évincer du terrain de Tchernobyl les initiatives de protection sanitaire développées par des médecins et des physiciens après l’accident de la centrale, et de ne pas ralentir, en conséquence, la détérioration continue de la santé des populations, faute d’apporter une véritable prophylaxie.

       Les faits de traîtrise de Gilles Hériard-Dubreuil à l’encontre des spécialistes de santé du Belarus ne semblent toutefois pas avoir dissuadé la députée européenne Europe Écologie-Les Verts Michèle RIVASI et l’avocate Corinne LEPAGE, "antinucléaires" déclarées, de collaborer avec ce dernier, de le nommer "secrétaire" et "expert qualifié" de leur association européenne Nuclear Transparency Watch, qu’elles ont créée et qu’elles président depuis 2013, appelant à rien moins qu’ "une implication systématique des citoyens et de la société civile dans la préparation et la réponse aux situations d’urgence nucléaire en Europe", situations dont on aura suffisamment compris qu’elles ne tarderont plus à "survenir".

       Communiquer sur la sûreté nucléaire comme bien commun

       Ainsi, Mmes Rivasi et Lepage, qui ont chargé M. Hériard-Dubreuil de communiquer sur "la sûreté nucléaire comme bien commun" sur le site de leur association, soutiennent inconditionnellement l’initiative pronucléaire européenne RICOMET de développement de stratégies de "communication sur le risque" nucléaire et vantent les mérites des rapports radio-négationnistes dont M. Hériard-Dubreuil est l’auteur, rapports à la gloire d’Ethos et de l’accommodation des populations à la radioactivité en situation d’accident nucléaire.

       Quant à Jacques LOCHARD, vice-président de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), et directeur du Centre d'étude sur l'évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), dont les membres sont le Commissariat à l’Énergie Atomique, Areva, l’IRSN et EDF, il est, lui aussi, un contributeur actif et rusé à la propagation de l’idéologie de la "culture pratique de la radioprotection" à Fukushima, comme à Tchernobyl.

       CINQ RECETTES EMPOISONNÉES

        Voici leurs cinq recettes, qui, pour être bien concoctées, n’en sont pas moins empoisonnées de cette mort qui enverra les gens moisir à plat.

       1. Inciter chacun à rester vivre dans les zones contaminées, tout en "optimisant" son exposition à la radioactivité à proportion du coût économique et social de sa protection. Ainsi, maximisent-ils le nombre de personnes contraintes de suivre un protocole de contrôle et de mesure permettant de survivre dans la contamination à moindre coût. À défaut de les soigner.

       2. Considérer la réalité radioactive comme un problème psychologique. Il s’agit de transformer une réalité scientifique et sociale – la contamination radioactive et ses dégâts –, en phénomène faisant l’objet d’un "ressenti" individuel, lui-même tributaire de l’état mental, ou psychologique, de chacun.

       Conforter les gens dans le délire selon lequel ils sont des sujets autonomes dans la gestion de leur contamination alors qu'ils sont prisonniers des rapports techno-sociaux.

       Le rapport à la radioactivité ne relèverait ainsi que d’une gestion personnalisée de l’angoisse. À dire d’experts, ce ne serait alors plus la situation de contamination qui serait irrationnelle, mais la perception qu’on en aurait.

       3. Recourir à un jargon d’ "authenticité", pontifiant et illusoirement concret dans lequel les appels à l’autonomie, à la dignité, à la communauté et à l’humain ne font qu’emprunter à la théologie de pâles reflets de transcendance, afin de mieux assujettir l’individu au fonctionnement, ici du tout radioactif, ailleurs du tout sécurisé.

       Or, conforter les gens dans le délire selon lequel ils sont des sujets autonomes dans la "gestion de leur contamination", alors qu’ils savent bien qu’il leur est seulement impossible de ne pas se plier aux rapports techno-sociaux dont ils sont prisonniers, c’est vouer à l’échec toute possibilité d’échappée.

       On conditionne les populations à la cogestion du désastre, en les encourageant à stimuler, et a minima à simuler, les réflexes et les comportements induits par les modifications du monde environnant. Cette recherche de l’adaptation parfaite passe par l’intériorisation de toutes les formes de pressions que la contamination radioactive fait naître.

       4. Promouvoir la résilience, nouvel horizon de l’homme adaptable, censé ne compter que sur lui-même et ses insondables capacités de "rebond". Au nom d’un relativisme pragmatique, d’un primat de "la vie quotidienne", ces médiateurs du désastre insufflent la défiance, voire la décrédibilisation, des connaissances scientifiques les moins contestables, distillent le doute et propagent l’ignorance sur les effets sanitaires de l’exposition durable aux dites "faibles doses" de rayonnement ionisant, tout en déplorant "la montée de la défiance des populations vis-à-vis des différentes sortes d’autorités".

       Insuffler la défiance, voire la décrédibilisation, distiller le doute et propager l'ignorance.

       Résilience aidant, c’est à nous qu’ils assignent ensuite la tâche de recoller les morceaux de ce qu’ils contribuent à détruire. Ils préconisent de remplacer les normes de protection par de simples recommandations destinées à faciliter l’action des individus. "Les gens passent ainsi de la résignation à la créativité", s’enthousiasme Jacques Lochard.

       Ainsi, chacun n’aurait plus qu’à mobiliser ses propres réserves de résistance à l’irrésistible et devenir "partie prenante" de sa propre irradiation. On reconnaît là le choix de l’État japonais : maintenir les populations sur place et diminuer d’autant, à court terme du moins, le coût d’un accident nucléaire.

       5. Banaliser la radioactivité, cet obstacle que l’on apprend à contourner au quotidien dans la recherche de "solutions" immédiates, ponctuelles et individuelles. La radioactivité ne poserait alors problème que dans la seule mesure où les pratiques de vie des habitants les amèneraient à la "croiser" sur le chemin de l’école, du travail, ou de la promenade.

       Au Japon, se mène désormais une chasse quotidienne aux hotspots de contamination radioactive, réduits à des incidents facilement résolus en grattant le sol et en stockant la terre dans des sacs poubelle, ou en installant des rideaux de plomb aux fenêtres des chambres d’enfants afin d’ "éviter la contamination venant de la forêt."

       Au quotidien, on sait que si on se coupe, c’est bien de se désinfecter. Ça, c’est du pratique. Eh bien, la radioactivité c’est pareil.

       Tout lien avec les méprisables concepts universels de menace, de santé, de vie, est dilué, et circonscrit, dans la catégorie des difficultés personnelles – la "sur-inquiétude des mères" –, ou dans celle des contraignantes, mais inévitables, nécessités hygiéniques ou ménagères.

       Décidément en guerre avec sa science, M. Lochard nous confiait au cours d’un entretien : "Au quotidien, on sait que si on se coupe, c’est bien de se désinfecter. Ça, c’est du pratique. Eh bien, la radioactivité c’est pareil."

       L’IRRATIONALITÉ ET L'EXTRÊME VIOLENCE DU "VIVRE AVEC"

       Ces aménageurs de la vie mutilée, relayés par Arte et tant d’autres représentants d’instances étatiques ou associatives, telles que Nuclear Transparency Watch de Mmes Rivasi et Lepage, et M. Hériard-Dubreuil, défendent haut et fort l’irrationalité selon laquelle il existerait un entre-deux de la contamination, où l’exposition au rayonnement ne serait dangereuse qu’en principe, mais s’avèrerait inoffensive dans la réalité. Véritable irrationalité, cette extrême violence du "ivre avec" est une insulte aux survivants.

       Il s’agirait donc d’endiguer l’horreur de la contamination en la coulant dans les formes pseudo-rationnelles d’un "tous ensemble, nous vaincrons la radioactivité" ? C’est à quoi se vouent ces prêcheurs de soumission en expliquant, sans foi ni loi, qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, qu’on peut gratter la terre, mais en croisant les doigts.

       Proclamant qu’il faut " gérer" sa peur, ils prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables.

       Il fallait dire ce qu’est l’objectif de ces rédempteurs du "vivre avec", qui n’en paieront pas le prix, eux qui ont choisi d’emplir les hôpitaux de malades plutôt que de rendre inhabitées des terres inhabitables."

       (Annexe plus bas)

       Note : L'avenir n'est-il pas l'hôpital et l'euthanasie, ou le handicap précoce ? Ce qui justifierait les campagnes officielles contre la "handiphobie" - sans considérer davantage les personnes concernées (à moins qu'elles soient championnes para-olympiques), dans les faits, si l'on prête attention à leur parole (et aux mesures d'économie budgétaire qu'elle peuvent connaître), d'une part, l'alignement des normes du bâtiments sur le handicap moteur ou physique d'autre part, et le développement de l'Intelligence artificielle... Le tout sur des airs d'immortalité. Oui, mais de qui (ou de quels êtres ?) Ceci dit avec le cynisme le plus éploré ou le plus rageur selon l'heure.

     

    VILLE DEMAIN, VILLE CHAGRIN ?

       Source : https://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

     

       "Pour en savoir plus...
     
    Laisser mourir, c'est tuer. Cogérer, c'est co-détruire, 1er juin 2016. Analyse approfondie de Nadine et Thierry Ribault, écrivain et chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), co-auteurs de Les sanctuaires de l'abîme. Chronique du désastre de Fukushima (Editions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2012.)"

     

       Source : https://drive.google.com/file/d/0ByrSSqd2fXGOa3ZER2pRcGptZmM/view

     

       "Démission de toutes mes fonctions au sein de Nuclear Transparency Watch", Michèle RIVASI, 04-10-2016, michele-rivasi.eu.

       Source : http://www.michele-rivasi.eu/action-associatives/nuclear-transparency-watch/demission-de-toutes-mes-fonctions-au-sein-de-nuclear-transparency-watch/

      COPIE SURLIGNÉE :

      "Lundi 3 octobre, j’ai annoncé au Conseil d’Administration de NTW ma démission de toutes mes fonctions au sein de l’organisation, à savoir la Présidence et ma place au Conseil d’Administration.

       Ces 3 dernières années, j’ai fait tout ce que je pouvais pour développer et renforcer NTW, et j’ai donné de ma personne et ma réputation pour y parvenir. Bien mal m’en a pris.

       Mon engagement personnel au sein de NTW m’a valu des critiques en externe, que j’ai dû affronter de manière récurrente. Pour certains, je m’associais à des personnes peu recommandables et je favorisais, in fine, les intérêts de l’industrie nucléaire. Ce n’était pas le cas et certaines critiques très violentes me paraissaient profondément injustes.

       Ça a été mon choix de contribuer à la mise en valeur de NTW, car je croyais que la sûreté nucléaire et la transparence dans un domaine aussi opaque avaient plus à gagner qu’à perdre avec une telle organisation. En effet, j’avais été séduite par la promesse originelle de NTW : démontrer que la transparence n’est pas qu’une lubie d’anti-nucléaire et que le pluralisme des idées et des intervenants au niveau européen pouvait nous ouvrir de nouvelles portes afin d’avoir accès à des informations essentielles en matière de sûreté nucléaire. Ainsi NTW était amené à devenir un véritable espace de dialogue européen avec les régulateurs et les opérateurs, chose qu’une organisation anti-nucléaire "classique" ne serait pas forcément parvenue à mettre en place.

       Mais aujourd’hui malheureusement, la coupe est pleine. Je ne peux pas continuer à exercer des fonctions au sein de NTW alors que les attaques à mon égard viennent de l’interne. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part de certains membres sur des questions de positionnement stratégiques (dont un véto sur la question du risque terroriste, pourtant bien réel), il était devenu difficile pour moi d’assumer pleinement mes fonctions.

       Pour ne pas continuer à cautionner des projets qui ne correspondaient plus à mes attentes, j’ai décidé de mettre fin à ma participation aux activités de NTW."

     

       Note :

       - Le site de la fameuse association Nuclear Transparency WATCH (NTW), dont l'origine de la création n'est pas précisée et paraît antérieure à l'arrivée de la députée européenne : http://www.nuclear-transparency-watch.eu/fr/

       Mission et motifs : http://www.nuclear-transparency-watch.eu/fr/missionshttp://www.nuclear-transparency-watch.eu/fr/pourquoi-nuclear-transparency-watch

       - Michèle RIVASI, femme politique impliquée dans de nombreux aspects de l'atteinte écologique et de longue date confrontée à la question nucléaire (co-fondatrice de la CRIIRAD) mais aussi électromagnétique (vice-président du CRIIREM), pourrait-elle se fourvoyer à fréquenter - si assidument ! - les sphères extrêmement particulières du pouvoir, de la nucléo-cratie et des entreprises gigantesques ? Ainsi que l'énonce l'animatrice de l'émission radiophonique beaucoup reprise ici (La demi-heure radio active du collectif anti-nucléaire des Bouches-du-Rhône), l'approche par l'expertise scientifique, - le collège d'autorité aussi indépendant soit-il compris -, l'approche par les chiffres sans parler de la comptabilité froide dénature sûrement les problèmes, qu'une approche politico-réaliste - copine de la grande puissance de surcroît, finit de "saloper". De l'impossible écologie politique, plus simplement !?

       - S'adapter semble en effet le mot clé. S'ADAPTER ET...

     

       Pipriat occupée. Premiers soucis, premières mesures sur fond de continuité. Éclats de pellicule sous la radioactivité, inévitablement, pour rappel. Source : https://www.youtube.com/watch?v=zR8e36nQRDY

     

       [Des mégapoles en miroir, article relayé par Lieux communs : https://www.courrierinternational.com/article/entretien-parag-khanna-geopolitologue-les-megalopoles-laissent-les-etats-et-les-empires-loin]

     

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