• VOEUX 2016 A VOLONTE

     Jacques ATTALI & Charles GAVE non-associated

       Nous n'avons aucune tendresse pour Jacques ATTALI. C'est ainsi. Le cœur est de pierre à l'occasion... Jamais lu, trop souvent entendu (n'est-il pas un personnage médiatique sur-invité), des souvenirs brumeux d'affaires de banque pas claires (aide au "développement", la BERD, oui, c'était ça !) : nous lui prêtons un regard et des visées inconciliables avec les nôtres, tandis que sa participation aux premières loges du pouvoir - visible au moins, aussi bien politique qu'économique ont fini de nous le rendre antipathique. Et nous lui supposerions volontiers de la malignité... Lors d'une période assez récente de média-rejet prononcé (incapacité formelle d'écouter toute source d'information officielle pendant un ou deux ans, si ce n'est plus, le couteau de cuisine à cran ... nous avons ainsi pu découvrir de la musique bretonne !), il pouvait être l'une de nos têtes repoussoirs privilégiées, de son seul souvenir.

       A chacun ses privilèges.

       Mais voilà que blog créé (bientôt un mois !, et nous ne voulons pas empiéter trop sur l'année prochaine dans la frénésie graphomaniaque actuelle), retour depuis quelque temps à une information ré-incluant le main stream et plus ouverte encore aux voix dissonantes et mal-séantes (on pourra me le reprocher, mais notre apprentissage n'est pas terminé, et la parole de ceux qui sont loin éveillent parfois la lumière de l'entendement, quitte à se détacher davantage ensuite et/ou conserver les flammèches de vérité allumées), la question de la fin de l'année et de la nouvelle qui se profile envahit les postes, dont celui appelé Huffington (!) - jumelé à mon accès internet.

       Hier, c'est un article de Charles GAVE qui a retenu notre attention, sur le site numérique L'Institut des Libertés créé et animé en partie par ce conseiller financier indépendant aux certitudes économiques établies (libéral appuyé sur Joseph SCHUMPETER notamment avec sa "destruction créatrice" *).

       Aujourd'hui c'est donc notre "ami" Attali qui nous donne envie de conjoindre "l'optimisme" régnant dans ses mots les plus abrupts et extrêmement "flippants", avec les vues plus encourageantes de Charles Gave, vues même stupéfiantes, tant par une critique directe (qui ne lui est pas nouvelle) des manœuvriers de la grande politique économique, que de l'usage du mot peuple qui y revêt un forme entièrement revitalisée (quoique ancienne, disons traditionnelle / "peuple" d'un pays, et peuple "souverain") et l'hypothèse de l'effondrement des premiers, salutaire, salvateur du deuxième.

       De nos jours, on est parfois bien marri d'édicter où se trouve l'ombre et la lumière en chacun, et Charles Gave n'est pas de notre perspective non plus ! En tout cas, fidèle à sa puissance d'injonction dynamisante, le mot peuple employé par lui, au-dessus d'un paysage nauséabond de malfaisants aux mains longues, par-delà les risques de poussières de ruine encourus, empoigne d'un désir d'avenir le spectateur handicapé, et par drame, acculé que promet l'autre quoiqu'il en discute gentiment, avec ses initiatives collectives et individuelles. Le mur de Berlin est à l'honneur. L'instinct aussi !

       C'est toujours cela de pris. Car de l'énergie, il va en falloir, comme il en faut beaucoup, quoiqu'il arrive.

       Nota : c'est aussi probablement la force communicative des vrais capitalistes qui se transmet dans le billet de Charles Gave et donne cet élan qui nous prend : une force directement empruntée à la nature humaine, et transmuée - catastrophiquement ? - chez ceux-là en désir et amour de profit ; celle de vivre, coûte que coûte, celle de vivre, de se mouvoir, d'inter-agir, debout sur ses deux jambes, mains et tête agiles, libre et...

     

       Dans la liste de Jacques Attali, sans père Noël, car le bonhomme a été dépêché de partir d'au-dessus de la crèche (nous, on garde la crèche !), que lit-on :

       - Que "le pire du pire est très vraisemblable" / "de nouveaux attentats terroristes, d’une ampleur défiant l’imagination" y compris en France / une "aggravation" probable des conflits dans le monde / "de nouveaux États vont sans doute s’effondrer" / une crise économique "comparable à celle de 2008" mais cette fois causée par les crédits spéculatifs accordés aux entreprises / "des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques" / "une épizootie, ou une épidémie majeure, partant d’une souche nouvelle d’un virus mutant".

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/22/previsions-2016-nouvelle-annee-pessimistes-jacques-attali_n_8859326.html

       Pour consulter l'ensemble des prévisions de Charles GAVE : http://institutdeslibertes.org/2016-le-mur-de-berlin-va-t-il-tomber-a-nouveau/

       On appréciera le recours à l'instinct qu'il promeut donc : de son rôle dans la survie "quand les choses deviennent compliquées", sa prose aussi : laconique et sereine.

       CG : "L’armée Américaine a fait toute une série d’études sur des officiers ou des soldats qui avaient une caractéristique curieuse. De temps en temps, alors que rien ne le justifiait, ils mettaient leurs troupes à l’abri, s’enfonçaient sous terre juste avant que l’enfer n’éclate et ne pouvaient absolument pas expliquer après pourquoi ils avaient pris ces mesures, Et c’était toujours les mêmes. Et donc, l’instinct en période de danger est vital (voir le film American Sniper pour une illustration tirée de la réalité).

       Dans les marchés financiers, j’ai connu un peu la même chose avec un certain nombre de gérants. Le bien connu Georges Soros en est un exemple. Le pauvre se veut un intellectuel, ce qu’il n’est pas, alors que tous ces succès s’expliquent par un instinct prodigieux. Quand il commence à avoir mal au dos, il sort de ses positions… Et bien  j’ai une "poussée" d’instinct qui  me dit que nous rentrons dans une période ou les systèmes non démocratiques mis en place depuis la fin des années 90  vont peut-être imploser en 2016. Je veux parler bien sur de la prise de contrôle de la banque centrale US par une oligarchie financière et criminelle mais aussi de la création de cette monstruosité économique et technocratique qu’est l’Euro qui a eu comme seul résultat de mettre en esclavage des peuples souverains. La machine à enrichir les riches et à appauvrir les pauvres va enfin disparaitre et les soi-disant élites à Washington ou à Bruxelles et leurs misérables séides dans nos media vont retourner à une obscurité dont ils n’auraient jamais du sortir.

       Quelle preuve ai-je de ce que j’avance ? Aucune. Mais disait Goethe "les grands événements ont une ombre qui se porte vers l’avant." "

       (...)

       Pour l’instant, le système tient tant bien que mal grâce à des banques centrales qui, à mon grand désespoir ont volé au secours de l’ineptocracie mondialiste qui se croit autorisée à nous donner des ordres sans jamais prêter attention aux refus des peuples qui s’expriment à chaque élection. Mais tout a une fin. La situation peut durer tant que cette ineptocracie peut payer ses troupes, en empruntant  bien sûr.

       Car la croissance a disparu dans la zone Euro depuis 2000. Et donc il faut tirer le peu de croissance qu’il y a de l’extérieur.  Or beaucoup de mes outils me font penser que l’économie Américaine est en train de rentrer en récession **, ce qui serait un coup absolument mortel pour nos dirigeants et banquiers centraux incapables. Une récession aux USA en 2016 n’est prévue par personne, littéralement personne. Et si une récession arrive, alors le monde entier verra que le Roi est nu.

       Et donc, ma prévision pour 2016 est que le mur de Berlin de l’ineptocracie Keynésienne va s’écrouler comme s’est écroulé celui de l’ineptocracie communiste en 1989 et pour la même raison : l’incapacité fondamentale des fonctionnaires à créer de la croissance.

       L’année 2016 devrait donc être celle de la Libération des Peuples, ce qui ne va pas se faire sans un grand tumulte et de grands désordres. Et la question essentielle est : la chute du mur de Berlin a-t-elle été une mauvaise nouvelle ? Bien sur que non. En fait il vaut mieux TOUJOURS  « la fin de l’horreur qu’une horreur sans fin » et ceux qui s’intéressent encore au PIB sont complètement à coté de la plaque. Nous allons sortir d’un monde abominable pour aller vers un monde plus libre. En tout cas, c’est ce que je nous souhaite pour 2016.  Mais bien sûr tout le monde savait en 1988 que le communisme ne pouvait pas s’effondrer.

       Et donc rien de tout cela ne va se produire."

     

       Notes :

       - *A suivre, un article de Charles Gave qui décrit ses références et qui nous a marqué cet été, retrouvé ce jour. Bigre, il rend des comptes à Attali, d'emblée ! Doublon involontaire.

    http://institutdeslibertes.org/nous-sommes-des-nains-sur-les-epaules-de-geants-bernard-de-chartres/

     - Blog rencontré au passage, en cherchant sur Joseph Shumpeter (Charles Gave relayé là d'ailleurs) : http://leblogalupus.com/2010/08/14/schumpeter-et-la-destruction-creatrice-portrait/

     

       ** Au 30-12-205 : Leblogalupus répertorie des faits économiques de l'Amérique qui peuvent illustrer les dires de Charles Gave :

    http://leblogalupus.com/2015/12/28/etats-unis-58-clignotants-economiques-saffolent-en-2015-par-michael-snyder/

     

       # A lire (du 31-08-2016) pour ceux qui veulent en savoir plus autour d'Attali (le maudit ! Pur fantaisie de rime, on l'aura compris. Un autre titre pourrait être Une sale affaire) : https://fabrice-nicolino.com/?p=2404#comment-82617

     

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