• William MORRIS politique

     Utopiste praticien (en pays) victorien.

     "L’étude de l’histoire, l’amour et la pratique des arts m’ont imposé de prendre en haine la civilisation."  In "Comment je suis devenu socialiste", in Contre l’art d’élite, op. cit., p.173, cité par Anselm JAPPE.

    William MORRIS politique

       "Frontispice des Nouvelles de Nulle Part réalisé en 1892 dans son imprimerie de Kelmscott Press." Source : https://lib54.wordpress.com/2013/03/03/william-morris-socialisme-et-beaute/

    William MORRIS politique

       "This book describes Morris’s vision of a better society. It first appeared in his socialist newspaper Commonweal, encouraging readers to continue the revolutionary struggle.

        Its hero William Guest (based on Morris himself) is a time-traveller who visits London in the future : free of pollution, with neither money nor private property, where people live communally and make decisions collectively, with no central government. Everyone delights in the pleasures of making beautiful things by hand.

        Morris’s story was later published as a book which circulated widely in a cheaply-printed edition. This copy comes from the more expensive edition produced by Morris’s Kelmscott Press. The illustration shows his country house, Kelmscott Manor in Gloucestershire. Morris wanted everyone to enjoy the peaceful happiness such beautiful surroundings could bring.

        News from Nowhere is now seen as the first ‘ecotopia’, a tribute to the continuing relevance of Morris’s utopian vision of sustainable living. "

       Source : http://www.wmgallery.org.uk/collection/themes/william-morris/object/news-from-nowhere-k5-1893/page/10

     

       "On raconte que le mage du roi d'une contrée au nord

       Montra vers la Noël des choses si merveilleuses :

       Par une fenêtre, on voyait le printemps,

       Par une autre, c'était l'été étincelant,

       Par la troisième, des rangées de vignes chargées de raisin

       Pendant que, sans qu'on l'entende, mais toujours là,

       Soufflait encore le vent lugubre de ce jour de décembre

       Il en va de même pour ce paradis terrestre,

       Si vous savez comprendre, vous me pardonnerez,

       Moi qui lutte pour bâtir une île de félicité

       Au milieu de la tempête de cette mer de métal"

       In The Earthly paradise, William MORRIS (1868-1870), cité par Peter DAVEY, Architecture Arts and Crafts (1980), trad. de l'anglais par Stéphane RENARD, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1987, p. 11.

        (...)

       "Les héros de News from Nowhere (le livre de William MORRIS) avait été, par une malice du temps, transporté dans le monde post-révolutionnaire. Dans ce monde, l'argent n'existait pas, tout le monde accomplissait librement des tâches nécessaires en se réservant le temps de créer des objets beaux et utiles qu'on s'échangeait au gré des envies.

       Les eaux de la Tamise coulaient à travers un ville de Londres débarrassée de la fumée et des encombrements ; les jardins et les vergers descendaient jusqu'au bord du fleuve, et cachaient à moitié de "très belles maisons assez basses et petites, plantées à quelque distance de l'eau. La plupart d'entre elles étaient construites en brique rouge et recouvertes d'une toit de tuile ; elles paraissaient surtout confortables et, si l'on peut dire, vivantes et en accord avec la vie de ceux qui y habitaient." (1)

       NdT : Ma propre traduction."

       In Architecture Arts and Crafts (1980), Peter DAVEY, trad. de l'anglais par Stéphane RENARD, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1987, p. 11.

     

    ICONOS !

       "A cartoon by his friend Edward Burne-Jones." Source : http://digital.libraries.uc.edu/exhibits/arb/williamMorris/wm_portraits.php

     

       #  "William Morris et la critique du travail", Anselm JAPPE, Palim Psao, 31-01-2016.

       Source : http://www.palim-psao.fr/2016/01/william-morris-et-la-critique-du-travail-par-anselm-jappe.html

       http://data.over-blog-kiwi.com/1/48/88/48/20160131/ob_db9676_william-morris-et-la-critique-du-trava.pdf

       EXTRAITS :

       "Comme chez Charles FOURIER, c’est la différence même entre travail et plaisir qu’il faut abolir : "L’essence du plaisir se trouve dans le travail s’il est mené comme il convient" (9). Le dépassement de cette opposition représente pour Morris le véritable but de la "conquête" de la nature : "La nature ne sera pas totalement conquise tant que le travail ne participera pas du plaisir de la vie" (10). Il ne suffit pas que le travailleur reçoive le plein produit de son travail et que le repos soit abondant, il faut aussi que le travail soit agréable. Le repos, aux yeux de Morris, ne sert pas seulement à récupérer ses forces pour revenir ensuite au travail. Au contraire, il représente la véritable finalité du travail. Morris affirme avec force que dans un régime capitaliste, le scandale ne consiste pas seulement dans l’exploitation du travail, mais dans sa nature même. Une grande partie du travail y est inutile et l’on produit surtout des objets nuisibles ou dont personne n’a besoin. Presque tout ce que font les classes moyennes (les "professions libérales") est inutile aux yeux de Morris, de même qu’une partie du travail des classes laborieuses – soldats, vendeurs, tous ceux qui sont obligés à fabriquer des produits de luxe ou de makeshift ("expédient" voire "ersatz" (11). L’avènement du socialisme n’impliquera donc pas de travailler davantage, comme l’imaginaient LENINE, EBERT, GRAMSCI et tant d’autres chefs de file du "mouvement ouvrier". Selon Morris, au contraire, "nous n’aurons plus à produire des choses dont nous ne voulons pas, à travailler pour rien" (12).

       Dans la société du futur imaginée par Morris, on travaillera peut-être quatre heures par jour ; et même ce travail nécessaire ne se résumera pas toujours au simple entretien de machines, mais sera exécuté par rotation et de la manière la moins pénible possible (13). Morris se montre particulièrement sensible aux méfaits de la division du travail et demande de rétablir l’union de la main et du cerveau qui, selon lui, caractérisait le Moyen Âge. Cette exigence était rare à son époque et elle prend une saveur toute particulière quand on songe que ces conférences sont contemporaines des débuts de la "taylorisation", c’est-à-dire des études de l’ingénieur américain Frederick TAYLOR pour réduire efficacement l’ouvrier au rang de machine. Le taylorisme, mis en œuvre dans les usines automobiles d’Henry FORD, aurait sans doute dépassé l’entendement d’un Morris convaincu du prochain dépassement de la division du travail, parvenu, selon lui, à son degré ultime. Ici comme ailleurs, le reproche le plus grand qu’il faut faire à Morris c’est d’avoir pêché par optimisme Toutefois, Lénine et Gramsci, pour leur part, ne dissimulaient pas leur fascination pour les méthodes de Ford

       (...)

       Pour Morris, les sociétés antérieures n’étaient pas basées sur "le système de la concurrence illimitée, qui a remplacé le système médiéval selon lequel la vie était régulée par une conception des devoirs entre les hommes et envers les puissances invisibles" (17).

       L’articulation du rapport entre critique sociale et critique écologiste semble mieux réussie chez Morris que chez beaucoup d’autres auteurs qui s’y sont essayés ensuite et qui, presque toujours, inclinent d’un côté ou de l’autre. Morris ne récuse pas l’idée même de progrès, mais il identifie le vrai progrès à une "spirale" et non à une ligne droite (18). Même l’idée de "domination de la nature" n’est pas toujours négative chez lui – mais il affirme que cette domination est arrivée à un degré suffisant pour pouvoir se reposer maintenant, et penser au bonheur (19). Il notait, avec une perspicacité rare à son époque, les effets désastreux de la domination de la nature sur la nature même – une des premières observations que fait le héros des Nouvelles de nulle part quand il se réveille au XXIe siècle est que la Tamise est propre, que les saumons y ont fait retour et que les usines polluantes ont disparu. Morris reconnaissait également les effets désastreux sur l’être humain et proposait sarcastiquement : "Alors buvons ! mangeons ! car demain nous seront mort, étouffés par l’ordure" (20). Cependant, comme le remarque Serge LATOUCHE, Morris n’arrive pas à mettre en doute un des présupposés de la pensée économiste : le théorème de la rareté nécessaire des ressources naturelles et la conception de la nature comme une "marâtre avare" (21). En vérité, tout au long de l’histoire, les situations de rareté étaient largement dues à des facteurs sociaux.

       (...)

      À la différence de RUSKIN – qu’il vénérait à d’autres égards – et d’une partie conséquente de la critique du progrès énoncée durant les deux derniers siècles – trop souvent ancrée dans des présupposés conservateur ou réactionnaire – il ne rêve nullement d’un retour aux hiérarchies médiévales et à l’ordre féodal. L’égalité sociale est pour lui la condition sine qua non d’une société meilleure.

       Mais si elle cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Il importe de changer les contenus de la production actuelle. Il ne suffit donc pas de se les approprier d’une manière plus équitable, "il s’agit de faire comprendre aux gens que la présence de profiteurs privés n’est nullement une nécessité par rapport au travail, mais qu’ils constituent une entrave à son développement. Et la raison n’en est point seulement, ou essentiellement, qu’ils sont ce qu’ils sont, les rentiers permanents du travail d’autrui, mais bien le gaspillage qu’implique nécessairement leur existence en tant que classe" (32).

       Plus que la plupart des auteurs de son époque et du demi-siècle suivant, Morris se demandait quel était l’impact de la production sur la nature et sur l’homme. Il souligne constamment le gaspillage de matériel et de travail, mais à la différence de certains courants écologistes d’aujourd’hui, il ne prêche pas la "simplicité volontaire". Ce qu’il critique, là aussi en avance sur son temps, ce sont les faux besoins et la création artificielle de l’offre et de la demande. L’homme, selon Morris, ne doit pas se sacrifier, il ne doit pas se priver de tout par amour de la nature. L’essentiel est de concevoir la richesse d’une manière différente.

       "Même sur la base d’un travail aussi mal dirigé qu’aujourd’hui, une répartition équitable des richesses dont nous disposons assurerait à chacun une vie relativement confortable. Mais que sont ces richesses en comparaison de celles dont nous pourrions disposer si le travail était bien dirigé ?" (33).

       Ainsi, il s’oppose autant à l’ascétisme qu’au faux luxe qui ne rend pas heureux : dans la civilisation moderne, même la vie des riches, affirme-t-il, n’est pas enviable. 

       (...)

       Toutefois sa conception de l'art (...)

       Finalement cette absence du négatif explique peut- être aussi cet optimisme parfois naïf, un peu "belle époque" de Morris. Autant sa colère face à l’état du monde est pertinente, autant il paraît sous-estimer la force de résistance de la "civilisation" capitaliste – qui ne se résume pas à l’action d’une petite caste défendant ses privilèges. Pour Morris, la société future "ignore la signification des mots riche et pauvre, le droit de propriété, les notions de loi, de légalité ou de nationalité : c’est une société libérée du poids d’un gouvernement. L’égalité sociale y va de soi ; personne n’y est récompensé d’avoir rendu service à la communauté en acquérant le pouvoir de nuire à autrui. Dans cette société, la vie sera simple, plus humaine et moins mécanique, car nous aurons renoncé en partie à la maîtrise de la nature, quitte pour cela à accepter quelques sacrifices. Cette société sera divisée en petites communautés, dont les dimensions varieront selon l’éthique sociale de chacune, mais qui ne lutteront pas pour la suprématie et écarteront avec dégoût d’idée d’une race élue" (40). Cela paraît si beau, si simple, est-on tenté de dire, pourquoi ne pas l’avoir encore réalisé ? Le destin des utopistes est que leur critique du système à détruire est souvent plus pertinente que leur utopie positive. Et pourtant, c’est bien souvent dans l’écart entre son utopie positive et la réalité imposée par l’histoire que réside, aujourd’hui encore, la force de la critique adressée par Morris au capitalisme.

         (9).William Morris, "Les Arts appliqués aujourd’hui", in ibid., p. 107.

         (10) Voir infra "Travail utile et vaine besogne", p. 43.

         (11) Selon le choix – certes discutable – du traducteur de l’édition de l’Encyclopédie des Nuisances.

         (12) Voir infra "Travail utile et vaine besogne", p. ? ?

        (13) "A Factory as It Might Be", in William Morris, Selected Writings (publiés par George Douglas Howard Cole), Londres, Nonesuch Press, 1934, p. 650.  

         (17) Voir infra "Des origines des arts décoratifs", p. 87

       (18) William Morris, "Les Arts appliqués aujourd’hui", in L’âge de l’ersatz, op. cit., p. 105. En revanche, Morris refuse catégoriquement l’idée d’une "mission civilisatrice du capital" à laquelle, malheureusement, MARX lui-même n’était pas toujours insensible. Un des grands mérites de Morris consiste à refuser tout nationalisme et à exprimer son horreur face au sort que les Européens préparaient aux peuples extra-européens au nom du progrès

         (19) Ibid., p. 106.

         (20) William Morris, « Art et socialisme », in Contre l’art d’élite, op. cit., p. 100.

         (32) William Morris, Comment nous pourrions vivre, op. cit., p. 77.

         (33) Ibid., p. 59 (traduction modifiée).

         (40) "La Société de l’avenir", in L’Âge de l’Ersatz, op. cit., p. 78."

     

    William MORRIS politique

    "The Hammersmith Branch of the Socialist League, William Morris is fifth from the right in the second row." Source : http://links.org.au/node/1697

     

     # "Morris (1834-1896) était né à Walthamstow ; son père était un homme d'affaires très aisé. En 1840 (William avait six ans à l'époque), son père s'était fortement enrichi dans des spéculations ayant trait à une mine de cuivre dans le Devon, et toute la famille déménagea à Woodford Hall, en bordure de la forêt d'Epping, un monde qui n'avait pas fort changé au cours des siècles. Le ménage "fabriquait sa propre bière, battait son propre beurre et, bien sûr, cuisait son propre pain" (3). Morris montait son poney à travers la forêt (parfois revêtu d'une armure qu'on lui avait fabriquée spécialement à cet effet), il pêchait et chassait, il s'occupait de son jardin et apprit à connaître les plantes et les oiseaux. La période d'Epping Forest prit fin à la mort de M. Morris (1847), et sa famille, quoique encore à l'aise, dut re-déménager à Walthamstox.

       Tout au long de sa vie, Morris tenta de recréer la vie idyllique, presque médiévale de Woodford Hall : autonome, sûre financièrement, pratique, en contact étroit avec la nature. Mais, dans l'esprit de Morris, cet idéal devait être partagé par tout le monde et pas seulement par ceux qui possédaient de grandes demeures à la campagne. Cet amour de la beauté médiévale devait se conforter lors de ses études à Oxford, ville qui depuis le XVe siècle avait subi peu de modifications. La confirmation survint quand, avec E. BURNE-JONES (son grand ami d'université), il lut Stones of Venice qui venait juste d'être publié. "La nature du Gothique" eut un effet décisif sur les deux jeunes gens. (...)

       Morris était conscient de sa situation contradictoire. Alors qu'il travaillait avec Philipp WEBB sur Rounton Grange, en 1874, leur client (Sir Lowther BELL) vit Morris "parler tout en marchant, l'air fort excité" ; il vint aux nouvelles afin de savoir s'il y avait un problème quelconque. "(Morris) se tourna brusquement vers moi, comme un animal sauvage, et me jeta "il y a seulement que je passe ma vie à travailler pour le luxe puant de tous ces riches !" " (20) Morris fut un capitaliste prêchant le communisme, un concepteur d'art produit en masse qui croyait en la liberté de l'artisan individuel, un fabricant de décoration produite en série qui préférait la simplicité vraie.

       Ces contradictions, on le retrouvera dans tout le mouvement Arts and Crafts, étaient le fait d'un visionnaire coincé par les circonstances dans un monde très différent de celui qu'il désirait voir apparaître. (...)

       Ces paroles peuvent sembler cyniques, et apportent de l'eau au moulin de certains contemporains de Morris qui, comme Norman SHAW, voyaient en lui un hypocrite intéressé par l'argent (p.74). Mais le fait d'épouser tout à fait ses idéaux sociaux dans son propre style de vie aurait eu pour conséquence d'appauvrir sa famille sans changer la société le moins du monde, mais également de le priver du temps et de l'énergie dont il avait besoin pour montrer ce à quoi le monde pourrait ressembler une fois libéré des parasites capitalistes.

       (...) Le communisme de Morris était celui d'un homme libéré par son appartenance à la classe moyenne supérieure. Son individualisme forcené ne lui aurait jamais d'accepter le collectivisme. Cet homme, dont l'énergie volcanique lui faisait mordre la table et plier sa fourchette en bouche lorsqu'on le contrariait, n'était pas susceptible d'accepter facilement un compromis *. Il ne s'entendit jamais vraiment avec les groupements, quels qu'ils soient. (...)

       Morris savait que si les travailleurs venaient au pouvoir de son vivant, il y avait fort peu de chances que sa vision privilégiée soit acceptée. "J'ai toujours cru que l'avènement du Socialisme nous donnerait l'occasion d'échapper à cette terrible vague d'utilitarisme que nous a envoyée le développement de la société du contrat, mais seulement à long terme ; je pense qu'il est très probable qu'aux premiers jours du Socialisme, le réflexe de la terreur de la famine (si présent actuellement) nous mène à des excès d'utilitarisme... Il n'est pas impossible que l'opinion publique d'une communauté soit en faveur de la destruction de tout bois sur pied en Angleterre, et qu'elle désire transformer le pays en une sorte de ferme modèle ou de jardin maraîcher d'exposition. Dans ce cas, que pourrions-nous faire ?" (25)

       (...)

       "Le vieux Morris était tout à fait charmant, tout à fait enflammé par le sujet de sa discussion, l'enthousiasme de la jeunesse coulait dans ses veines ; jamais il ne se calmait, cherchant sans cesse à décharger sa formidable énergie. Soudain, il abattit son poing  sur la table en jetant : "Non, je vous le demande : si, nous, socialistes, obtenions notre révolution demain, que ferions-nous le jour suivant ?"

       "Oui, que ferions-nous ?", demandâmes-nous tous en chœur. A cela il ne put répondre. "Nous devrions tous être pendus, car nous sommes en train de promettre aux gens bien plus que ce que nous sommes en mesure de leur donner." (26)"

       En fait Morris était considéré comme tout à fait respectable par la classe à laquelle à la destruction de laquelle il consacrait tant d'efforts. A tel point que, bien qu'il eût été arrêté deux fois lors de manifestations socialistes, il fut très sérieusement proposé à la dignité de poète-lauréat** lorsque TENNYSON mourut, 1892. Il déclina poliment l'invitation, bien qu'il eût quelque plaisir à l'avoir reçue."

         * La force des dents de Morris avait parfois des conséquences inattendues. (...) "C'est ça que vous appelez sculpter du bois", se mit-il à crier ; "Je fais mieux avec mes dents" (23). (...)

         ** NdT : Poste conféré par la Couronne.

         (3) MACKAIL, J.W., The Life of Willima Morris, Longmans Green, Londres, 1922 (5e édition), p. 9.

         (20) LETHABY, W.R., Philip Webb, and his work, Oxford, 1935, p. 14.

         (25) SHAW, G.B. dans May, Morris, William Morris, II, XVIII.

         (26) ASHBEE, C.R., Memoirs. Ce manuscrit dactylographié se trouve à la bibliothèque du Victoria an Albert Museum, Vol. I, p.19.

        In Architecture Arts and Crafts (1980), Peter DAVEY, trad. de l'anglais par Stéphane RENARD, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1987, p. 29-30 & p. 37-38.

     

    William MORRIS politiqueWilliam MORRIS politique

       Couverture originale de l'un des ouvrages politiques de Morris, Londres 1884  & "Salle à manger (dite Green Dining Room) commandée à William Morris dans les années 1860 pour l’actuel Victoria and Albert Museum de Londres". Sources : https://lib54.wordpress.com/2013/03/03/william-morris-socialisme-et-beaute/ & https://fr.pinterest.com/pin/99149629271355031/

     

       # "(...) Dans l'esprit de Morris, le jardin était un espace de création, pour l'homme comme pour la nature. Chaque individu, travaillant au milieu du monde végétal, pouvait y développer ses talents artistiques et s'affranchir de ce que Karl MARX appelait l' "aliénation" du processus productif moderne. Dans le jardin de l'ancienne abbaye de Merton, où il avait installé son entreprise de création de tapisseries, tissus et vitraux, Morris avait réalisé un idéal de vie où l'art, les plantes, la poésie et les savoir-faire artisanaux des hommes se mélangeaient avec bonheur (1)."

        (1) Cette entreprise ne lui a pas survécu, c'est vrai, mais ce serait une erreur de voir en cela un échec. Ce lieu a existé ! Le jardin et les artisans de William Morris ont travaillé en harmonie pendant quelques années. On y a produit de beaux objets, en s'inspirant de motifs floraux du jardin et de la poésie de la nature. Un jour, quelqu'un s'en souviendra et dira : si cela a été possible une fois, pourquoi ne pas essayer à nouveau ? Et d'autres abbayes naîtront, peut-être dans l'avenir. D'autres utopies deviendront des lieux réels, éphémères comme les jardins mais bien réels.

        In Le Jardin perdu, Jorn de PRÉCY (1912), trad. Marco MARTELLA, Actes sud, coll. "Un endroit où aller", 2011, p.109.

     

    William MORRIS politique

    Jardiner politique / de PRECY (1912)

      "The weaving shed in Morris & Co's factory at Merton, which opened in the 1880s", puis "WASHING CLOTH AT THE MERTON ABBEY WORKS". Sources : http://www.mirrorservice.org/sites/gutenberg.org/3/9/7/2/39725/39725-h/39725-h.html & http://www.wikiwand.com/en/Arts_and_Crafts_movement

     

    William MORRIS politique

       Source : http://preraphaelitepaintings.blogspot.fr/2010/10/edward-burne-jones-william-morris.html

     

         Pour un survol biographique et la disponibilité d'un livre de William MORRIS en français au titre évocateur (L'art en ploutocratie) : http://republique-des-lettres.com/morris-9782824900575.php

       Bio assez complète (en anglais) : http://www.victorianweb.org/authors/morris/wmbio.html

    « LONDRES 1834-1896William MORRIS, un univers »